LES ANNONCES DU MOMENTINTRIGUE AFRICA OYETOMBOLA

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 hands to myself

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MessageSujet: hands to myself   Ven 1 Avr - 19:19

TEDDY & ALRIC
Nicolas est planté au milieu du canapé, une bière dans la main. Sa voix s’élève dans la seule pièce à vivre. Alric pose furtivement son attention sur lui. Un petit rire s’échappe très furtivement entre ses lèvres. « Franchement, vieux, je n’te comprends pas. Tu dois voir défiler des canons, à ton boulot et tu n’en as percho aucune… il s’arrête dans sa phrase, se délectant de sa boisson. Franchement, ta place, je ne m’en serais pas privé. » Et tout en prononçant ces quelques mots, il se laisse retomber dans le canapé tel un pacha. Le paradis de l’homme moderne n’est qu’une vaste île peuplée de belles femmes, le plus souvent en tenue légère voire dans leur tenue d’Eve ; le paradis ressemble à l’un de ces clips de rap qui pullule sur les écrans de télévision, d’ordinateur ou de tablette. De quelques clics, ils ont ce paradis sous les yeux, ils ont ce paradis à leur portée, mais est-ce que ce paradis excite encore l’homme. Nicolas continue de parler, il agite les mains. Répondant perpétuellement qu’il ne comprend pas. Qu’il ne le comprend pas. Il finit par exposer deux hypothèses : la première qu’il est pédé, la seconde qu’il a peur de se prendre un râteau. Nicolas se perd dans sa longue réflexion, infirmant la première hypothèse. « J’peux te comprendre, les nanas ont toujours plus préféré, nous autres, les roux que vous autres, blonds. » Les deux amis se lancent un regard complice, avant de rire. La conversation se ponctue avec le départ de Nicolas. Alric en profite pour jeter un coup d’œil à l’horloge murale qui trône dignement sur une étagère, faisant face au canapé-lit. Il est bientôt dix-neuf heures. Ce soir, il n’ira pas au restaurant et prendre place derrière le piano à queue, son patron lui a donné un jour de congé. Il s’habille de sa veste en jean et s’apprête à quitter son studio. Ce soir, il aurait pu accepter l’invitation de Nicolas de venir le rejoindre à une soirée (il parait même qu’il y aurait de belles nanas, d’après les dires de l’homme). Ce soir, il quitte son studio. Il s’enfonce dans le dédale de la cité. Il croise les âmes nocturnes qui s’apprêtent à flirter avec les limites du raisonnables, il croise ces âmes esseulées et un peu perdues.  Il croise parfois leur regard, mais continue d’avancer. Il s’arrête à un restaurant. S’en suit une conversation sans intérêt avec le vendeur. Il quitte les lieux, avec un sac en papier kraft entre les bras. Il reprend sa route jusqu’à un petit immeuble où il s’arrête de nouveau. Il sonne, attend qu’une voix n’émane de l’interphone avant de prononcer quelques mots. « Hé, c’est moi », souffle-t-il enfin. C’est moi, c’est lui. Nul besoin de plus de mot pour qu’il ne se présente. Elle l’a reconnu, évidemment, au son de sa voix. Il escalade les quelques marches pour atteindre l’appartement. Puis, il attend derrière la porte que celle-ci ne s’ouvre. Il n’attend pas longtemps, à vrai dire, il n’est pas impatient. Lorsque la porte s’ouvre, il découvre le joli visage de Teddy. Il lui offre un sourire, avant de lui présenter le sac qu’il a dans ses bras. « Et j’ai même pensé, cette fois-ci, à apporter le repas », énonce-t-il. Alric fait son entrée dans l’appartement de la jeune femme. Il fait quelques pas, avant de déposer le sac sur la table. Il se tourne vers Teddy, l’observant et détaillant quelques instants les traits de son visage. «  Bonne journée ? », lui demande-t-il alors.

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MessageSujet: Re: hands to myself   Sam 2 Avr - 4:20

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Installée par terre, dos au sofa, tu écoutes à peine le monologue de ta colocataire. Un simple « hmm » s’échappe de tes lèvres de temps en temps. Tes yeux sont rivés sur la paperasse devant. Ce mois-ci, c’est à ton tour de t’y coller. Payer les factures n’est jamais un moment de plaisir mais il faut bien que quelqu’un le fasse. « Teddy tu m’écoutes ? » Tu relèves brusquement la tête. « Oui oui. Tu ne trouves pas ta veste en cuir et tu veux absolument la porter ce soir. C’est ça ? » Elle te regarde longuement avant de soupirer. Tu hausses les épaules l’air désolée. Tu n’y peux rien si la quête de cette fameuse veste a si peu d’intérêt à tes yeux. Arizona. Dans une autre vie tu ne l’aurais pas aimée cette jeune femme. Tu l’aurais jugée. Tu te serais rapidement fait une mauvaise opinion d’elle. Elle est trop bavarde. Trop habillée. Toujours trop maquillée. Narcissique. Mais au fil de votre cohabitation, tu as appris à la connaître. Tu la trouves toujours aussi chiante mais tu arrives à la supporter. Tu ne peux malheureusement pas en dire autant de ton autre colocataire. Tu le croises peu car tu l’évites la plupart du temps. « Teddy ! » Cette fois-ci tu sursautes avant de lui faire les gros yeux. « Je m’en vais. Je t’aurais bien invité à ma soirée mais… je ne sais pas si tu as la tenue adéquate » Elle te regarde longuement, comme elle seule en a le secret, avant de disparaître derrière la porte. Tu ne peux t’empêcher de sourire. Elle seule a le don de vouloir être gentille tout en étant blessante à la fois. Mais heureusement pour toi que ton apparence n’a jamais été ton principal souci. Tu n’es pas comme toute ces filles. Celles qui sont toujours bien apprêtées. Celles qu’on aimerait bien avoir à son bras lors d’un cocktail. Tu n’es pas une fille à cocktail. Tu ne t’en es même jamais rapproché. Tu es juste Teddy, la petite blonde tatouée avec ses shorts déchirés.
Lassée, tu finis par laisser tomber la paperasse. Tu sors une clope de ta poche et te poses sur le rebord de la fenêtre. La fumée s’échappe paresseusement entre tes lèvres. Tu regardes la rue qui se vide petit à petit. Il commence à faire nuit. Certains finissent leur journée et rentrent. D’autres la commencent tout juste. Ceux qui appartiennent à la nuit; la nuit, ses soirées et ses excès. C’est un univers que tu ne connais que trop bien pour le fréquenter très souvent, quand tu en as le temps et la force. Tu es un oiseau de nuit, tu n’aimes pas le jour. Le jour c’est un peu ta prison. C’est le boulot et la routine. Le jour, tu es cette fille invisible. Mais la nuit, une fois dehors, tu te sens vivre. La nuit tu deviens cette autre toi, Teddy la muse. Celle qui se donne. Certains croiront que tu es une proie facile mais en réalité, c’est toi le prédateur. Les apparences sont simplement trompeuses. Le son de l’interphone t’extirpe brusquement de ta rêverie. Tu laisses tomber ton mégot. Tu n’attends personne mais c’est pourtant une voix familière qui parvient de l’interphone. Alric. Tu prends le temps d’arranger rapidement le désordre dans le salon avant d’ouvrir la porte. Tu ne peux t’empêcher de sourire à ton tour. « Je suis ravie de voir que tu as été prévenant cette fois-ci. Et ça tombe bien je commence à avoir un p’tit creux ». Il entre et tu refermes la porte. «  Bonne journée ? » Tu hausses les épaules. « La routine quoi. J’ai été bossée à midi. L’autre nain n’a pas arrêté de me casser le pieds pour ne pas changer » L’autre nain, c’est ton patron. Un homme sanguin et avide d’argent. Il t’a vertement réprimandé ce matin parce que tu avais pris deux minutes de plus lors de ta pause. « D’ailleurs… ça n’est pas que ta présence m’est désagréable –quoique… que tu dis en lui adressant un regard faussement gêné avant de rire. « …mais tu n’es pas censée gratifier tes clients de ta douce musique, maestro ? » Tu lui lances un regard interrogateur tout en jetant un coup d’œil au sac. Qu’a-t-il ramené de bon à manger ?
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MessageSujet: Re: hands to myself   Sam 2 Avr - 17:26

Il n’est pas venu les mains vides, cette fois-ci. Il a apporté avec lui-même ce sac en papier kraft. Le repas contenu dans le dit n’a rien d’un repas gastronomique, réalisé par un chef étoilé. De simples burgers réalisés par un employé lambda, des frites qui ont baigné dans la graisse. La remarque de la jeune femme lui arrache un petit rire, alors qu’il fait son entrée dans son appartement. Il finit par lui demander si sa journée s’était bien déroulée – certainement par pure politesse. Il porte son attention sur la jeune femme, s’affairant à ôter sa veste en jean. Alric n’a jamais porté beaucoup d’importance aux habits qu’il pouvait porter, il a une sale dégaine, une dégaine d’éternel adolescent. Sa veste cache ce vieux tee-shirt noir, dont la couleur tire plus vers le gris foncé à présent, à l’effigie du groupe Kiss (le logo n’est presque plus apparent, on peut furtivement décerner les contours). Un rictus amusé se peint sur le visage de l’homme. Elle parle furtivement de son service et de ce nain, son patron. « C’est dans la nature des boss d’être ainsi », qu’il fait remarquer. Le boss est par nature autoritaire, parfois tyran, faussement bienveillant, faussement maternel, tout cela dans, dit-il, l’intérêt des clients. Les clients sont rois. Il faut se plier à leur désir, à leur caprice, tout cela sous le regard autoritaire du chef. Le client, roi. Il pourrait vous en parler des heures de ce concept. Il est confronté, chaque soir, à l’un de ces capricieux. La voix de Teddy vient le tirer de ses pensées évasives. Il hausse les sourcils, quelque peu surpris. Il écoute les quelques paroles qui émanent de sa bouche. Elle parle de présence, de présence qui ne lui est pas désagréable, ponctuant le tout d’un quoique. Il fronce les sourcils, un bref instant. Que cherche-t-elle à lui dire ? Il finit par se dérider, lâchant un rire. Elle parle alors de musique, de clients, de maestro. Ca l’amuse plus qu’autre chose, pour tout vous dire. « Mon boss m’a donné une journée de congé », déclare-t-il sobrement. « Mais, en toute franchise, je doute qu’ils remarqueront mon absence » qu’il souffle alors en un rire. Personne ne fait vraiment attention à ce qu’il peut bien jouer, lorsque tous sont attablés. Ils sont bien trop préoccupés à la lecture de la carte et à choisir le met qu’ils s’empiffreront pour le repas, ils sont bien trop préoccupés à partager leur petit soucis de tous les jours, à commenter la tenue de la femme qui se tient à la table voisine. Ils sont bien trop préoccupés pour s’arrêter quelques secondes de parler, de penser, de réfléchir, pour écouter. C’est peut-être cela notre problème, à tous, on ne s’écoute pas assez. Enfin, ils ne viennent pas au restaurant pour écouter une quelconque musique, joué par un pianiste, mais surtout pour se gaver. Il y aura bien la petite serveuse, Clotilde, qui remarquera son absence ; elle vient lui servir un verre de temps en temps pour se désaltérer. L’attention d’Alric se reporte sur le sac qu’il a apporté : « burgers et frites au menu, ça te va ? », l’interroge-t-il du regard. « Ton médecin me remerciera », qu’il continue non sans une pointe d’humour et d’ironie. La junk food est mauvaise – c’est le mal, comme dirait l’autre – d’après les médecins. Ils prônent des repas sains et équilibrés. En réalité, Alric s’en moque bien que ce soit bon ou non pour sa santé, ni pour sa ligne. « Par contre, rassure-moi, tu ne comptes pas nous caler devant l’un de ces films à l’eau de rose ? ».

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MessageSujet: Re: hands to myself   Lun 4 Avr - 4:00

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« Mon boss m’a donné une journée de congé … Mais, en toute franchise, je doute qu’ils remarqueront mon absence » Tu tournes légèrement la tête pour le regarder. Un faible sourire se dessine sur tes lèvres alors que tu l’observes longuement ; sourire qui n’atteint cependant pas tes yeux. La plupart du temps, tu te sens souvent bien ou du moins mieux en présence d’Alric. Tu retrouves toujours un peu le moral lorsque tu le vois. Et paradoxalement, lorsque tu le regardes, tu ne vois que le portrait d’un triste personnage. Un artiste qui se laisse un peu porté au gré du vent et qui ne se retrouve qu’à travers son art, devant son piano. Tu le regardes et te demandes comment c’est possible de paraître si triste et à la fois d’apporter autant de bien à quelqu’un. Et c’est surtout dans ces moments là que tu te dis qu’il y a certainement beaucoup de choses que tu ne sais pas de lui. Cela ne fait pas de doute. Beaucoup de non-dits dans votre relation. Mais cela a toujours fonctionné ainsi entre vous. Tu ne vois pas pourquoi ça s’arrêterait maintenant. Tu finis par porter à nouveau ton attention sur le sac en papier kraft dont l’odeur te fait déjà saliver. Tu ris à la remarque de ton ami. « Un burger de temps en temps n’a jamais tué personne… Et dois-je te rappeler que je suis plutôt du genre mince ? » Tu pivotes délicatement sur toi même tentant d’imiter toutes ses femmes longilignes que tu vois dans les magazines de mode, non sans te retenir de rire. Tu n’es pas tellement du genre à faire attention à ce que tu manges. Tu n’as pas vraiment grandi dans un milieu où l’on mangeait très sain. Tu te rappelles des macaronis aux fromages surgelés que ta mère achetait au supermarché lorsque les fins de mois étaient difficiles. Tu souris imperceptiblement à ce souvenir. « Par contre, rassure-moi, tu ne comptes pas nous caler devant l’un de ces films à l’eau de rose ? » Tu commences déjà à déballer ton repas. Tu lèves les yeux au ciel. « Rooh. De suite… Évidemment que… non. » Tu hausses les épaules. Et pourtant tu n’étais pas contre le fait de regarder le Titanic pour la énième fois. Cependant tu fis mine que cela ne t’a jamais traversé l’esprit. « Tu sais quoi ? Je suis plutôt d’humeur à écouter un peu de musique ce soir. » Tu t’éclipses quelques minutes avant de revenir, ton vieux pc entre les mains.  « Je te laisse choisir. Tu t’y connais mieux piano man… Et moi j’ai surtout faim. » Tu retournes à la table où tu as laissé ton burger maintenant entamé. Tu manges tout en regardant ton ami s’affairer. En réalité tu l’observes comme tu le fais très souvent. Et comme toujours, ton esprit divague. Les mêmes questions reviennent. Ça fait un bon moment que tu connais Alric et c’est un des rares que tu considères comme un ami. En général, tu ne leur fais pas confiance ou tu finis tout simplement par tout gâcher en couchant avec. Mais avec lui, vous avez toujours su garder la même relation qu’au début. Vous vous ressemblez un peu et pourtant tu te poses énormément de questions à son sujet. Parfois tu te demandes même simplement pourquoi toi. Tu n’es pas la jeune femme la plus facile à vivre qui soit ou même la plus normale. C’est un bel homme qui pourrait passer ses soirées dans des clubs branchés et rentrer chez lui avec de jolies filles. Et pourtant il est là, dans ton pauvre appartement à manger fast-food et à écouter de la musique. « Alric pourquoi t’es là ? … Enfin je pense que tu aurais peut-être mieux à faire un vendredi soir. Pourquoi t’es là avec moi ? » Tu t’arrêtes net de manger lorsque tu te rends comptes que tu as pensé tout haut. Mais tu ne le quittes plus des yeux, attendant une réponse.
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MessageSujet: Re: hands to myself   Lun 4 Avr - 9:56

Il ne fait que de plaisanter lorsqu’il évoque son médecin. La jeune femme lui fait remarquer qu’un burger n’a jamais tué personne et surtout elle insiste sur le fait qu’elle soit « du genre mince ». Il détourne l’attention de ce repas improvisé pour regarder l’imitation de Teddy, se prenant alors pour l’une de ces gazelles qui marchent sur le toit du monde. Il en rit, de nouveau. « Ce n’est pas ce que j’ai dit », souffle-t-il. Il n’a pas insinué qu’elle fût en surpoids ou autre ; il n’est sûrement pas la meilleure personne pour faire une remarque sur un physique. Sûrement parce qu’il n’a clairement pas le physique d’un model (il n’est pas très musclé comme garçon, certains le trouveront peut-être un peu trop gros ou gras) avec et surtout parce qu’il ne se soucie guère de ces détails superficiels. Il n’est pas superficiel. Quand d’autres préfèrent l’apparence d’une belle femme, Alric préfère le verbe d’une femme. Le verbe rend la femme belle, le verbe rend la femme désirable. Il juge qu’il n’a rien de plus beau qu’une femme (et tout simplement qu’une personne) dotée d’un bel esprit. « Tu pourrais bientôt nous faire le A4 challenge », lance-t-il un brin moqueur. Apparemment, ce serait un défi à la mode sur les réseaux sociaux : il n’a pas très bien compris le concept et encore moins l’intérêt. Certainement parce qu’il ne s’est pas senti et ne se sent pas concerné par le ‘défi’ – si nous pouvons appeler cela ainsi – qu’il ne s’est pas renseigné plus en détail. Il s’égare un peu. Il reprend de nouveau la parole. Il espère que la jeune femme n’a pas prévu de visionner un film à l’eau de rose. C’est bien un truc de… filles ou plutôt, serait-il plus correct de dire, un truc de personnes fleurs bleues. Femme, homme. Il ne se moque pas. Après tout, ces personnes pourraient très bien se foutre de lui parce qu’il « ne croit pas en l’amour », comme ils le diraient certains. Il n’en peut-être pas faux. Ils pourraient se foutre de lui parce qu’il n’a eu aucune relation dite amoureuse – ses relations se résumant à des petites histoires d’une nuit ou de quelques jours. La réaction de Teddy l’amuse. Non. Elle n’avait pas l’intention de regarder un film (encore moins un film romantique). Elle veut plutôt écouter de la musique. Elle lui laisse d’ailleurs le choix. Apparemment, il s’y connaitrait mieux qu’elle. Il ne sait pas vraiment s’il s’y connait mieux qu’elle, ni mieux que quelqu’un d’autre. Il ne sait même pas s’il peut dire qu’il s’y connait. Il connait la musique, c’est certain ; il a été bercé toute son adolescence, par ses parents amoureux du rock. « T’es sûre de toi ?, demande-t-il avant de continuer, non parce que c’est un coup à ce que je tombe sur une playlist que tu n’assumerais pas ». Il plaisante. Nul ne sait ce qu’il pourrait trouver sur cet ordinateur portable : peut-être des chansons qui sont, pour la jeune femme, des petits (ou grands) plaisirs coupables. Allez, ne dites pas le contraire, nous avons tous une chanson que l’on adore écouter (en cachette, souvent) mais que l’on n’assume pas en public. Il finit par s’affairer en silence. Il cherche, passant tantôt la main sur son menton, caressant alors cette barbe qui peine à apparaitre. Après quelques minutes, il finit par trouver un album de David Bowie, dans l’un des dossiers de la jeune femme. « Bowie, ça te convient ? », qu’il demande. Une fois, le choix validé par Teddy, il finit par la rejoindre. Il commence à avoir faim lui aussi. Il attrape le dernier burger et s’apprête à commencer son festin. Il relève les yeux en direction de Teddy lorsque celle-ci prend de nouveau la parole. Pourquoi t’es là ? Il la regarde avec de grands yeux. Il va finir par penser que sa présence lui est indésirable. « Euh… bah… », articule-t-il non sans mal alors qu’il manque de s’étouffer de peu avec une bouffée de sa viande. La voix de Teddy s’élève de nouveau. Elle dit qu’il a mieux à faire un vendredi soir, répétant alors de nouveau ce pourquoi. Il la regarde un instant. Silencieux. « Parce que j’avais envie qu’on passe du temps ensemble », se justifie-t-il. Du bon temps ensemble, comme ils ont l’habitude de passer. Il ne comprend pas pourquoi elle soulève toutes ces questions. Il vient alors à se demander quelle réponse elle attendait de sa part. Celle-ci ou une autre. Il lui lance un regard, plein d’interrogations. « Je vais finir par penser que tu veux me mettre à la porte », souligne-t-il avec une pointe d’humour.

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MessageSujet: Re: hands to myself   Mer 6 Avr - 3:34

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Tu es pleine de surprise. Tu le sais car on te l’a souvent dit. Pleine de surprise et parfois un tantinet agaçante. Mais tu n’y peux rien, c’est dans ta nature. Tu observes beaucoup. Tu es curieuse. Tu poses beaucoup de questions voire trop ; et souvent des questions qui gênent, celles qui dérangent. Ou d’autres fois, simplement des questions qui sortent un peu de nul part. Inattendues. L’expression sur le visage d’Alric à cet instant t’arrache un petit sourire. Il paraît surpris. Tu trouves cela amusant. Avec le temps il aurait tout de même dû s’habituer à tes remarques inopinées qui sortent de nul part.  « Euh… bah… » Tu ne le lâches pas du regard, attendant patiemment sa réponse. Toujours curieuse de savoir. De tout savoir. Tu t’es toujours posée la question. Alric est un de tes amis les plus proches sans mentionner le fait qu’avec lui, c’est différent. Il n’est pas comme les autres ; loin d’être égocentrique, il est toujours là lorsque tu en as besoin. Toujours présent. Il semble réfléchir à ta question. « Parce que j’avais envie qu’on passe du temps ensemble… Je vais finir par penser que tu veux me mettre à la porte » Tu le regardes longuement avant d’afficher un grand sourire, satisfaite de sa réponse. Tu ne sais pas vraiment à quoi tu t’attendais mais ça te rassure. Tu hausses les épaules tout en continuant ton repas. « Oui c’est ça, je veux te mettre à la porte » que tu lui réponds avant de rire.  « Plus sérieusement, j’étais juste très curieuse de savoir… Et entre nous je sais que tu ne peux pas te passer de moi. » Tu n’es pas tellement douée pour les blagues mais tu n’hésites jamais à en placer une dans la conversation. Tu continues tranquillement ton repas en racontant à Al ta semaine, tes emmerdes, ton prochain tatouage. Bref, ta vie. De choses plus futiles les unes que les autres. Pourtant tu n’oublies pas d’omettre ta soirée de la veille. Non, ces soirées là tu n’en parles jamais. Celles qui ne finissent pas très bien. Celles après lesquelles tu te retrouves à vomir dans les buissons. Celles après lesquelles tu te réveilles dans le lit d’un inconnu. Non tu préfères garder cela pour toi te disant que ça n’est certainement pas le moment de le faire fuir. Tu termines enfin ton burger et te diriges vers le placard duquel tu sors une bouteille. Tu te tournes vers Al et lui adresse un sourire malicieux.  « Je me passerais bien de soda perso. Alors, ça te tente de passer ce vendredi soir comme il faut ? On ne sort pas mais on peut tout de même se faire plaisir. » Tu ne sais même pas à qui appartient cette bouteille de Jack Daniels. Tu te rappelles simplement l’avoir vu trainé dans le placard depuis un bon moment. Tu paries qu’elle doit appartenir à Arizona. L’Autre et toi êtes plutôt du genre à acheter de la bière bon marché. Tu finis par sortir deux verres. Une fois remplis, tu en glisses un à Al. Tu soulèves le tien en sa direction. « À tous ces vendredis solitaires à venir ».
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MessageSujet: Re: hands to myself   Mer 6 Avr - 17:03

Il fronce les sourcils. Il doit reconnaitre que la question de Teddy le surprend quelque peu. Pourquoi était-il là, ce soir ? Il doit avouer qu’il n’est pas de ceux qui se posent des questions. Laissant alors les doutes et les interrogations aux autres. Il est ainsi, Alric. Il vit au jour le jour. Il se laisse porter par le temps, laisse la Destinée décider de son sort sans même chercher à la contrôler. Il est quelque peu démuni face à l’interrogation de la jeune femme. Il réfléchit un temps, certes, bref. Il avait tout simplement envie de passer du temps ensemble. Ensemble, tous les deux, elle et lui. Il ne ment pas. Il y a, dans sa voix, cette once de sincérité. Il ne peut s’empêcher, toutefois, d’ajouter quelques mots. Il va vraiment finir par penser qu’elle veut le mettre à la porte, ce soir. Un rictus vient alors étirer ses lèvres. Son regard se pose sur le visage de la jeune femme. Il sourcille alors qu’elle n’infirme pas son présupposé. Elle veut le mettre à la porte, donc. Il se doute bien que la jeune femme n’est guère sérieuse à ce propos. Cela aurait fait un moment qu’elle l’aurait mis à la porte si vraiment sa présence la dérangeait. Elle finit par concéder qu’elle était juste curieuse. Curieuse de savoir les (ou la ?) raisons de sa venue. Il se contente d’hocher vaguement la tête alors que la jeune femme reprend la parole. D’après ses dires, il ne peut se passer d’elle. Ca l’amuse plus qu’autre chose d’entendre ces dires. Il pourrait infirmer ou affirmer cela, mais il se contente de lui adresser un clin d’œil. Finalement, la soirée reprend son train. Les mots s’échangent. Des futilités. Des mots de tous les jours. Quelques rires. Quelques gestes taquins. Il finit son burger – sans tâcher son tee-shirt ou son pantalon – et ses frites. Il porte son attention sur la jeune femme qui s’agite un peu. Elle se lève du canapé. Il la suit du regard, ne sachant pas vraiment où elle va. Il la regarde, un brin curieux. Sa voix s’élève de nouveau. Elle se tourne vers lui, demandant alors si ça le tentait de passer un vendredi soir… comme il faut ? Il hoche la tête pour approuver, quand bien même il ignore ce qu’il se cache derrière l’intitulé « comme il faut ». Il croise les bras, alors que Teddy semble s’affairer autour du placard. Il croit entendre quelques bruits de verres qui s’entrechoquent, mais il n’est pas sûr, il ne voit rien. Elle finit par revenir à ses côtés. Versant dans deux verres distincts l’alcool. Il se saisit du verre qu’elle lui tend puis ils finissent par entrechoquer leurs verres. Il trompe ses lèvres dans le liquide alcoolisé et déguste une gorgée. « Dis-moi… commence-t-il en reposant son verre, c’est ça soir passé comme il faut, pour miss Fearing ? Une soirée à boire un verre de Jack Daniels ? » qu’il finit par lui demander alors. Il se montre à son tour curieux. Il se demande bien à quoi ressemble une soirée que l’on pourrait juger de parfaite ou de comme il faut. Tiens, pour Nicolas, par exemple, ce serait une soirée qui se ponctue par l’union parfaite de son corps avec celui d’une femme – souvent inconnue –. Pour Alric, ce serait plutôt une soirée autour d’une bonne bière à converser de tout et de rien, surtout de tout. De philosopher faussement sur la question de l’être. Ou bien ce serait plutôt une soirée en solitaire, avec sa guitare et son carnet, à composer près de la cheminée. Finalement, il y a autant de soirées parfaites qu’il y a d’individus sur cette terre.

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MessageSujet: Re: hands to myself   Dim 10 Avr - 2:55

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Tu ne rechignes jamais à déguster un bon verre d’alcool. Tu les aimes fort. Trop fort à t’en brûler la gorge. Et généralement, le seul verre prévu au départ est finalement suivi par plusieurs autres. Tu aimes faire la fête et surtout perdre la tête. Tu aimes te laisser aller au son de la musique et oublier tes longues journées. Oublier celles qui sont à venir. Bref, t’oublier le temps d’une soirée. C’est une des nombreuses facettes de ta personnalité. Et pourtant tu ne l’assumes pas réellement. Tu tends son verre à Alric avant de t’installer à côté de lui, non sans oublier la fameuse bouteille posée sur la table devant vous. Tu te tournes vers ton ami lorsque tu entends sa question. « Dis-moi… c’est ça soir passé comme il faut, pour miss Fearing ? Une soirée à boire un verre de Jack Daniels ? » Tu le fixes longuement avant de détourner le regard. Tu bois une gorgée de ton verre, en silence. La musique continue de jouer, emplissant la pièce. Tu te sens étrangement mal à l’aise tout d’un coup. En général ça n’est pas lui qui pose les questions mais toi. Tu ne sais pas quoi lui répondre, certainement parce que la question sonne quelque peut négative dite comme ça. Tu le regardes à nouveau. « Ça a presque l’air d’être quelque chose de mal dit comme ça… » que tu lui réponds, un peu sur la défensive. Tu le sondes du regard, tentant de deviner ce qui lui passe par l’esprit. Ce qu’il pense et ne dit pas. Mais tu n’es pas très douée pour lire les gens de manière générale et tu l’es encore moins avec Alric. Il ne laisse rien transparaître ; toujours cette même expression impassible sur le visage. « C’est pas que je suis particulièrement une accro de la bouteille mais j’aime bien me faire plaisir de temps en temps… Avec un verre ou quelques uns. M’enfin il y a rien de mal. » Tu hausses les épaules agacée et finis le reste de ton verre d’un trait avant d’un t’en servir un nouveau. Tu viens de te braquer comme tu le fais souvent. Tu es une personne assez impulsive, et tu l’es encore plus lorsqu’il s’agit de personnes qui te sont proches. Installée dans le canapé, tu ramènes tes genoux contre toi et te tournes vers Alric. « Et vous donc M. Doyle. Quelle est la soirée idéale ? Une soirée passée en charmante compagnie féminine dans un quelconque club de la ville… » Tu t’arrêtes un court instant avant de reprendre. « Ou plutôt dans votre lit » Tu bois une nouvelle gorgée de ta boisson sans le quitter des yeux. Ta remarque est à la limite entre la taquinerie, la provocation et la pique. Il ne devait certainement pas s’attendre à ça. Ça n’est pas ton genre mais il faut avouer que sa question initiale t’a quelque peu prise de court. Tu t’es vexée. Au fond il a certainement pensé poser une simple question anodine, mais venant de lui, tu t’es sentie quelque peu jugée. Tu es une fille compliquée. Un paquet de contradiction. Dans une heure certainement, tu te sentiras désolée.
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MessageSujet: Re: hands to myself   Dim 10 Avr - 15:08

Il vient à demander à quoi ressemblerait une soirée idéale pour Teddy. Il pourrait, bien entendu, avoir recourt à son imagination pour tenter de dessiner les pourtours d’une soirée dite idéale. Mais il n’en est rien. Il préfère l’interroger à ce propos. Soulevant alors qu’une soirée autour d’un verre serait, pour elle, une soirée idéale. Notez qu’il ne mentionne qu’un verre et non pas plusieurs, ni même une bouteille – cela a tout de même son importance. Il pose alors son regard en direction de Teddy, attendant une réponse. Pendant ce temps, il trempe, de nouveau, ses lèvres dans le verre. Il boit une gorgée d’alcool. Il fronce légèrement les sourcils lorsque la jeune femme prend la parole. Elle parle de quelque chose de mal, elle dit que cela a l’air d’être quelque chose de mal. Il agite doucement la tête, droite à gauche, puis de gauche à droite. Ce n’était pas dans ses attentions de faire un quelconque reproche. Ce n’est pas son genre d’en faire. Son regard se pose sur le visage de la jeune femme qui s’apprête à parler de nouveau. Il écoute avec une certaine attention les mots qui émanent de sa bouche. Elle commence par faire mention d’une addiction à la bouteille – ce qu’elle n’a pas donc – avant de continuer. Elle lui explique qu’elle aime bien se faire plaisir de temps en temps. Se faire plaisir. Comment ? Il ne la quitte pas des yeux alors que la réponse ne se fait pas attendre. Elle aime se faire plaisir avec un verre ou quelques verres (plusieurs verres, certainement). Elle conclut qu’il n’y a rien de mal en cela. Il étire un léger rictus. « Ne dit pas ce que je n’ai pas dit », souffle-t-il dans une quiétude sereine. Teddy vient alors à l’interroger à son tour. Lui donc ? Quelle est la soirée idéale qu’il imagine ou qu’il apprécie. Nul besoin de longue réflexion pour cela. Il s’apprête à répondre, quand la jeune femme continue de parler. La jeune femme laisse parler son imagination. D’après elle, une soirée idéale pour Alric serait ainsi une soirée passée en compagnie féminine dans un club, avant de se corriger d’émettre l’hypothèse que la soirée idéale se passerait dans son lit. Il reste un instant interdit, il manque de s’étouffer avec une gorgée de boisson, avant d’émettre un petit rire. Il préfère s’en amuser de sa remarque. Clairement, Alric n’est pas le genre d’homme à préférer la compagnie d’une femme quelconque à ses côtés, dans ses draps. « Non, pas de femme dans mon lit », répond-il très brièvement.  Il n’a jamais été de ceux qui recherchaient la présence du sexe opposée à ses côtés. Il n’a jamais été séducteur dans l’âme. « C’est comme ça que tu me vois ? Comme un séducteur ? », qu’il lui demande un brin amusé par cette probabilité. « Crois-moi, tu serais déçue d’apprendre qu’elle est ma soirée idéale », continue-t-il avant de lui lancer un sourire amusé. Clairement, les soirées d’Alric – que ce soit celles qu’il préfère ou non – ne sont pas palpitantes. Il préfère les soirées posées, autour d’un verre, avec de la musique. Sa guitare à la main, ou installé dans un piano (ou son vieux clavier). « Mais, tu le découvriras peut-être un jour », émet-il comme hypothèse. Il finit par boire d’une traite le fond de son verre, avant de le reposer sur la table basse en face d’eux.


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MessageSujet: Re: hands to myself   Lun 11 Avr - 1:57

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Comment parvient il à rester si serein. À paraître toujours si calme. Tu le regardes du coin de l’œil comme si cela t’aiderait à comprendre un peu mieux. Tu es complexe. D’apparence calme comme la nuit. Calme et observatrice. Mais tu es également imprévisible car impulsive. Tu t’emportes vite quelques fois, très souvent même. Tu parles trop, parfois lorsqu’il ne faut pas. Vous vous ressemblez un peu Al et toi sur certains points, mais sur beaucoup d’autres vous êtes différents. Et pourtant cela fonctionne entre vous. Vous arrivez à vous compléter facilement. « Non, pas de femme dans mon lit » Discrètement, tu lèves les yeux au ciel. Tu aimerais croire en sa bonne foi mais tu n’es pas idiote. Tu n’es pas un enfant et tu connais bien les hommes pour les avoir fréquenté longtemps. Tu les connais bien pour te perdre régulièrement dans leurs draps pendant de longue heures d’étreintes effrénées. Tu aimerais croire qu’Alric est différent des autres mais finalement il reste tout de même un homme, c’est-à-dire une créature mystérieuse pleine de surprise. Tu réfléchis un instant avant de répondre à sa question. « Ça n’est pas que je te vois particulièrement comme un séducteur. C’est juste que tu es un homme, un homme avec des pulsions. Je n’aime pas dire que tous les hommes sont les mêmes mais ça n’est pas totalement faux… Et crois moi, je sais de quoi je parle. » Tu hausses les épaules l’air de rien. Ça n’est pas que tu ne veux pas y croire, mais tu restes juste réaliste. Et outre cet aspect là, le physique d’Alric n’est pas des plus déplaisants surtout aux yeux de jeunes femmes à la recherche de compagnie masculine. Ces filles qui trainent toujours un peu trop longtemps au bar attendant que quelqu’un vienne les aborder. Celles qui lancent des regards aguicheurs à qui veut bien leur accorder un peu d’attention. Bref, des filles comme toi. Tu secoues imperceptiblement la tête à cette pensée. « Mais, tu le découvriras peut-être un jour » Tu l’observes alors finir son verre avant de le reposer sur la table. Sans même attendre et surtout sans lui demander, tu remplis à nouveau son verre avant de le lui tendre. Tu n’as pas en tête de le rendre saoul mais tu n’aimes pas boire seule. Ton regard posé sur un point invisible devant toi, tu sembles réfléchir. Tu entends toujours la voix de Bowie en fond. Tu portes à nouveau ton verre à tes lèvres sans tourner les yeux. « Dis, comment ça se fait que je ne la connaisse pas, ta soirée idéale ? » Tu t'arrêtes un court instant avant de reprendre. « M’enfin je veux dire que ça fait tout de même un moment que je te connais et pourtant je ne sais rien d’un truc aussi banal. » Tu te tournes enfin vers lui et lui lances un regard interrogateur. C’est vrai que tu le connais depuis un moment Alric et pourtant il y a beaucoup de choses que tu ne sais pas de lui. Tu passes toujours de bons moments avec lui. C’est toujours plus simple avec Al mais surtout, c’est souvent la même chose. Les mêmes choses assez banales dont vous parlez et riez, comme s’il y avait cette barrière invisible qui vous empêche de faire un pas supplémentaire l’un vers l’autre.
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MessageSujet: Re: hands to myself   Lun 11 Avr - 17:55

Il est installé, dans ce canapé, son regard posé sur le visage de la jeune femme. Le regard curieux. Curieux de savoir si l’image qu’elle avait de lui était celle d’un séducteur, invétéré ou non. Franchement, séducteur ? Cette allusion le ferait marrer. Il écoute, d’une oreille attentive, la réponse de la jolie blonde. Non. Elle ne le voit pas ainsi, elle ne le considère pas comme un séducteur. Elle continue en pointant sa nature d’homme. Puisqu’il est homme, alors il aime séduire, il aime la compagnie d’une femme à ses côtés pour une histoire nocturne sans lendemain. Tous les mêmes, c’est bien un discours de femme. Il fronce légèrement les sourcils, marquant un certain désaccord avec les propos de la jeune femme. « Non, souffle-t-il d’un air calme, je ne peux pas te laisser dire ça. Enfin, je veux dire… on pourrait tenir les propos à votre sujet, mais je ne le ferai pas. ». Il marque, un bref instant, une pause. Les femmes sont toutes les mêmes, aussi, non ? Non, je me trompe ? « Si tu savais le nombre de fois où je me suis arrêté au stade de la conversation. Peut-être parce que je n’avais pas envie d’aller plus loin avec ces femmes, surtout parce que je préfère le plaisir du verbe à celui de la chair. » Alric n’est pas pour autant un homme prude. Le bel esprit féminin le séduit plus que les courbes aguichantes. Il préfère converser avec elle une nuit ou plusieurs. Plus jeune, comme certains, il a connu des aventures sans lendemain avec une inconnue. Mais, il était jeune, bien loin de la maturité (enfin de la once de maturité) qu’il a acquis aujourd’hui. « Mais, ne pense pas que je cherche à te démontrer que je suis un type bien », reprend-il avec un léger sourire amusé au bord des lèvres. Clairement, il n’est pas un type bien. Enfin, peut-être qu’il l’est… il ne sait pas. En fait, qu’est-ce que ça veut dire être un type bien de nos jours ?  Il finit par se désaltérer, alors que la conversation semble prendre un autre tournant. Des soirées dites idéales, ils en viennent à parler des hommes et de leur goût pour la luxure. Finalement, Teddy vient à s’interroger sur sa méconnaissance de la définition d’une soirée idéale pour Alric. Elle évoque alors leur relation. Ils se connaissent depuis des mois déjà, ils se fréquentent depuis autant de mois. Mais, est-ce important de connaitre ce qu’une personne avec qui l’on passe autant de temps aimerait faire de sa soirée ? Peut-être. En fait, Alric ne sait jamais poser de questions à ce sujet. Sûrement, parce qu’il préfère construire ses fréquentations, ses relations au jour le jour. Il découvre ces personnes qui l’entourent tels qu’elles veulent se montrer, telles qu’elles veulent être. « Peut-être parce que c’est quelque chose d’intime ? » qu’il énonce avant de reprendre : « non, avant que tu penses quoique ce soit, ce n’est pas la branlette. ». Il a ce sourire léger peint sur ses lèvres, alors qu’il reprend son sérieux. Il tend son bras en direction de ce verre que Teddy vient de remplir de nouveau ; il porte de nouveau le verre à ses lèvres. « C’est important pour toi de savoir ces choses-là ? ». Est-ce que cela compte pour elle ? Peut-être que pour la jeune femme, savoir ces détails aussi futiles qu’ils peuvent paraitre a de l’importance à ses yeux. Peut-être, il ne sait pas. C’est étrange, d’ailleurs. Il se rend compte que c’est la première fois qu’il s’interroge et s’intéresse sur ce qui pourrait compter pour quelqu’un.

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MessageSujet: Re: hands to myself   Mar 12 Avr - 15:21

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« Si tu savais le nombre de fois où je me suis arrêté au stade de la conversation. Peut-être parce que je n’avais pas envie d’aller plus loin avec ces femmes, surtout parce que je préfère le plaisir du verbe à celui de la chair. » Tu le regardes du coin de l’œil mais ne dis rien. S’arrêter au stade la conversation ; Alric serait-il un homme d’un nouveau genre ? Tu peines toujours à y croire. Pour ta part, tu ne t’arrêtes jamais à la conversation. Celle-ci n’est généralement que le début de ta soirée. Une sorte de mise en bouche. Tu ne fais jamais attention à ce que la plupart de ces hommes te racontent. Tu affiches toujours la même expression sur le visage. Toujours le même sourire ; le sourire trop visible de la jeune fille accessible, la fille facile que l’on ramènerait chez soi en un rien de temps. Tu leur donnes toujours l'impression qu'ils ont le pouvoir. Tu te mets soudain à imaginer Alric et ces femmes avec lesquelles « il n’a pas envie d’aller plus loin ». Tu te demandes comment cela doit être. Étrangement tu ne l’as jamais vu à l’œuvre. Et en y réfléchissant, tu n’en as peut-être pas envie. Tu aimes le temps qu’il passe avec toi, l’attention qu’il t’accorde. Tu n’aimerais pas le voir faire de même avec une autre. Tu es égoïste et tu n’en es pas désolée. Tu ne peux t’empêcher d’avoir un sourire à sa remarque. Un type bien ? Il faudrait peut-être d’abord que tu saches ce que c’est qu’un « type bien ». Il y a certainement autant de types bien qu’il y a de personnes ; chacun en va de sa définition… La conversation prend finalement un autre tournant. Tu vins à penser à votre relation, à cette proximité apparente qu’il y a entre vous, mais proximité qui au fond masque un certain vide. Tu ne le vois pas réellement ce vide mais tu le sens à des détails. À des choses que tu ne sais pas, à des questions que tu ne t’es jamais posée. Tu observes toujours Alric qui ne semble pas s’interroger plus que cela sur la question. « C’est important pour toi de savoir ces choses-là ? » À nouveau tu lèves les yeux au ciel. Évidemment que ça l’est. Il a toujours le don pour te poser ce genre de questions. « Bien sûr que ça l’est. Enfin, ça n’est pas quelque chose de particulièrement important mais j’aimerais tout de même le savoir. Je ne sais pas moi, je… » Tu t’arrêtes un moment. À cet instant, tu as l’impression d’être l’enfant et Alric l’adulte. Tu es l’enfant qui se découvre, et lui t’observe. Tu soupires doucement. « Ça ne t’intéresse pas toi de savoir ces choses là ? Ces petits détails ?... Je parie que tu ne sais même pas que j’ai un frère jumeau. » que tu lui dis avant de sourire en secouant imperceptiblement la tête, sourire que cependant n’atteint pas tes yeux. Tu ne lui parles jamais de ta famille. Dans votre monde, il y a vous deux tout d’abord, puis il y a les autres. Les autres vous n’en parlez pas trop, ou en tout cas vous en parlez moins que vous le devriez. Tu n’as jamais été quelqu’un de très réservé mais lorsqu’il s’agit de ta famille, c’est une toute autre affaire. Les regards deviennent toujours plus fuyants, la voix se fait moins forte. Un premier. Puis un deuxième que tu viens de finir. Tu verses à nouveau le liquide ambré dans ton verre sans te poser de question. « Alric… je ne suis pas du genre à m’intéresser aux gens. Je ne suis pas comme ça. Je suis une égoïste » Tu t’arrêtes un instant et bois un gorgée de ton verre. « …Mais pour une fois que je fais l’effort et surtout que j’en ai envie… Pourquoi est-ce si difficile? » Tu te mets à rire de l'absurdité de la situation. Pourquoi vous ne vous dites rien ? Pourquoi y a-t-il cette gêne ? Cette barrière invisible ? Pourquoi ? Peut-être que vous vous ressemblez un peu trop ; c'est sans doute pour cela que vous avez du mal. Tu te mets à jouer avec ton verre. « Tu sais parfois j'aimerais te parler de moi. Pas de ma journée et de mes emmerdes, mais vraiment de moi. Mais j'ai tellement de mal... Parler de mon étrange famille » que tu finis par dire avec un faible sourire. Tu penses à ta mère que tu n'a pas vu depuis longtemps puis à ton frère que se trouve tu ne sais trop où.
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MessageSujet: Re: hands to myself   Mar 12 Avr - 22:00

La conversation prend une toute autre couleur. Ce n’est pas pour autant qu’il ressent une once de gêne ou d’angoisse de cela. Non. Il ne cherche pas à l’arrêter. Peut-être qu’il fallait qu’un jour ils abordent de tels sujets. Des sujets un tant soit peu plus intimistes, ces sujets qui invitent à se dévoiler, à se mettre à nu avec des mots. Elle dit que cela n’est pas important pour elle de le savoir, il note que malgré tout elle aimerait le savoir – cela doit avoir une certaine importance pour la jeune femme, une petite importance peut-être… Il ne sait pas vraiment. La psychologie de la femme lui échappe encore. C’est sûrement cela qui fait le charme d’une femme : sa complexité. C’est sûrement cela qui le fascine chez une femme : son incapacité à la saisir de son intégralité. Pour la saisir pleinement, il faut du temps, il faut laisser du temps. Il pose son regard avec intérêt sur le visage de la jeune femme. Elle s’interrompt brusquement. Pourquoi ? Que voulait-elle lui dire ? Il ne le sait pas et nous non plus. Trop de questions pour lui. Elle vient alors à l’interroger. Est-ce que cela l’intéresserait de savoir, de connaitre ces petites choses qui composent une personne. Peut-être. Il ne sait pas vraiment ce qu’il peut répondre. Sûrement parce qu’il ne sait jamais poser des questions. Il hoche vaguement la tête. Elle évoque son frère jumeau, dont il ne savait pas l’existence. « Si », lance-t-il d’un ton franc tout en portant à ses lèvres son verre. Il lance un furtif regard en direction de Teddy, elle n’a pas l’air de le croire ou plutôt elle a l’air surprise. « Je confesse, non », énonce-t-il sincèrement. Il boit une nouvelle gorgée, tant dit que la voix de la jeune femme l’interpelle. Il l’écoute songeusement. Elle se présente comme égoïste, mais pour une fois elle fait l’effort de s’intéresser à quelqu’un. A lui. Ses lèvres s’étirent timidement, un brin touché par les paroles de la jolie blonde. Il la regarde et capte son regard. Sa question fait écho dans son esprit : pourquoi est-ce difficile. « Peut-être parce que nous nous posons trop de questions », lance-t-il à l’adresse de son interlocutrice. Peut-être parce qu’il faut se donner le temps. Se donner le temps de toucher l’intime, de l’effleurer et de se dévoiler. Se donner le temps de briser l’enveloppe qui protège, qui nous protège d’être vulnérable. Son attention se reporte en direction de Teddy. Il la regarde, en silence. Il l’écoute parler. Elle lui explique qu’elle aimerait parler d’elle. Il pose son verre pour s’approcher de son amie et se saisir de sa main. Sa paume au contact de sa peau, il souffle : « fais-le si le cœur t’en dit. » Elle aimerait lui parler d’elle, alors qu’elle le fasse. Il ne veut pas la forcer, il l’incite juste à faire ce que son cœur pourrait lui dicter. Il lui adresse un sourire, alors que son regard détaille un long instant son visage. Il détourne son attention pour se saisir de son verre et boire une gorgée. « Puis, je suis sûr que ta famille n’est pas si étrange que tu le dis », lance-t-il alors.

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MessageSujet: Re: hands to myself   Ven 15 Avr - 1:59

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Trop de questions et pourtant tant de non-dits. Vous êtes certainement passés, depuis bien longtemps, maîtres dans l’art de ne pas dire les choses. De les taire plutôt que de les révéler au grand jour. De préserver plutôt de que de partager. De se préserver. De la méfiance ? Tu ne sais pas. Tu regardes Alric. Son air serein t’apaise un peu. Tu ne te méfies pas de lui, loin de là. Tu te méfies simplement du monde qui t’entoure, de ses revers. Tu as toujours préféré garder les choses pour toi plutôt que de te livrer au risque de les voir se retourner contre toi. L’on ne sait jamais qu’elle dit toujours maman. En silence, tu suis du regard Alric qui pose son verre. Le contact de sa peau te fait légèrement frissonner. « fais-le si le cœur t’en dit. » Tu lui rends son sourire. Le cœur t’en dit, oui. Mais il y a toujours cette chose qui te tient, là. Au fond de toi. Cette hésitation. Tu redeviens Teddy, l’éternelle indécise. Celle qui n’aime pas se donner, se confier. Tu remplis à nouveau ton verre avant de poser à nouveau la bouteille qui se vide un peu plus rapidement que tu ne l’avais prévu. Peu importe, le doux breuvage ambré te donne un peu plus d’assurance. Il te chatouille agréablement les papilles. « Puis, je suis sûr que ta famille n’est pas si étrange que tu le dis » Tu ne peux t’empêcher de rire à sa remarque. Étrange est un bien petit mot. Tu souris en buvant une gorgée de ton verre. Ta famille… Ou du moins ce qui te fait office de famille se résume à ta mère et ton frère, dans une moindre mesure. Tu n’as pas vu la première depuis un bon moment. Maman la tornade. Avec elle c’est parfois les rires et d’autres fois les cris. Ça change tout le temps. Tu ne sais jamais sur quel pied danser avec elle. Tu l’aimes bien mais qu’est-ce qu’elle est détestable à la fois. Quant au dernier, ton frère, tu ne sais pas ce qu’il devient. Tu devines qu’il doit se trouver quelque part dans le monde à construire sa carrière. À nouveau tu as les yeux rivés sur un point invisible devant toi. « Je ne me rappelle plus de la dernière fois que j’ai vu ma mère et mon frère… je ne sais même pas si je le reverrais de si tôt. Et le plus amusant c’est que je ne m’en porte pas plus mal. Si ça, ça n’a rien d’étrange… » À nouveau tu souris en secouant imperceptiblement la tête. Tu en arrives toujours au même point. À toi et à cette solitude qui t’est si chère. Je n’ai pas besoin d’eux… Je suis mieux sans eux... Tu te le répètes sans cesse, peut-être pour t’en convaincre. Mais au fond tu ressens toujours ce vide, vide qui parfois se remplit de cette douleur sourde. Tu la tais. Tu la gardes pour toi parce que dans ton monde, c’est comme cela. Tu finis par porter à nouveau ton attention sur ton ami. « En gros c'est ça ma famille. Ces deux là… Et encore, mon frère est un gros connard. Il n’a jamais assumé d’avoir grandi dans un milieu… comme le nôtre. » D’avoir grandi dans le besoin, constamment. Et tu lui en as toujours voulu pour cela. Tu lui en as toujours voulu de vous avoir tourné le dos. Tu lui en veux encore de t’avoir abandonné. À nouveau, tu finis ton verre d’un trait. Cette fois-ci tu te lèves et récupères ton paquet de clope posé sur la table. Debout près de la fenêtre entrouverte, tu te tournes vers Alric. Tu allumes ta clope et tires une latte. Ça te fait du bien. Tu te sens déjà un peu mieux. « Rassure-toi, je suis la plus « normale » de la famille… » que tu lui dis sur le ton de la plaisanterie. « T’en as toi ? Des frères et sœurs ? » Tu le regardes alors longuement attendant sa réponse. Tu te rends compte seulement maintenant que tu ne connais pas ce genre de détail sur lui. De celui que tu considères comme ton ami.
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MessageSujet: Re: hands to myself   Mer 11 Mai - 17:44

Il a toujours été de ceux qui pensent, qui agissent par le cœur. Il écoute toujours ce que son cœur, son instinct peuvent lui dicter. Quand d’autres laissent leur téléphone portable, leur ordinateur, leur tablette régir leur vie, lui laisse son cœur dicter la sienne. Sur ces quelques paroles qui émanèrent de sa bouche, il reste silencieux. Il ne l’oblige pas à parler, si elle ne le veut pas. Il ne lui en voudra pas, si elle ne parle pas, contre la décision de son cœur. Il se laisse retomber mollement contre le dossier, il tourne la tête en direction de la jeune femme. Il l’observe, quelques instants, en détail. Il observe les traits éphémères de son visage, puis il l’écoute. Il écoute ce flot de paroles qui s’échappe de ses lèvres. Elle dit ne plus se rappeler. Ne plus se rappeler de la dernière fois qu’elle avait vu sa mère et son frère – il remarque, en silence, qu’elle ne parle que d’eux. Dans la famille Fearing, il y a la mère, le frère et la sœur. Il ne dit rien, il préfère l’écouter parler, l’écouter se confesser et ne pas s’immiscer dans ces confessions. Ce serait mal placé de sa part. Il la suit du regard, sans un mot, alors qu’elle se dirige vers la fenêtre, une cigarette à la main. Sa dernière réplique lui arrache un sourire. Rassure-toi, qu’elle lui dit. Elle est normale et il doit en être rassuré. « Parce que tu penses que j’ai besoin d’être rassuré ? », qu’il finit par lui demander, avec un léger sourire au bord des lèvres. Il n’a pas besoin d’être rassuré de cela. En rien, la trame familiale de Teddy ne la changerait à ses yeux. Elle reste et restera, à ses yeux, Teddy. Cette dernière l’interroge à son tour. Il capte, quelques instants, son regard et répond posément à sa question : « j’ai deux frères ainés. » Sa voix s’éteint. Il n’a jamais évoqué l’existence de ses frères, à qui que ce soit. A vrai dire, il n’a mentionné sa famille et ses proches, à personne, jusqu’à présent. Ce n’est pourtant pas un sujet sensible, chez lui. Il n’a rien à cacher à leur propos. « Deux cols blancs, reprend-il, un sourire venant se peindre sur ses lèvres, mariés, des gosses, une maison, un chien, un costume trois pièces sur-mesure, une Rolex au poignet, le dernier gadget à la mode et la voiture familiale ». Il ponctue sa liste par un petit rire. Ils sont devenus les hommes que leurs parents avaient imaginés, dès leur plus jeune âge. Ils ont docilement suivi le chemin tracé par papa et maman. Ils sont les fils parfaits : une belle femme, un beau salaire, une belle maison, des beaux enfants. Tout est beau chez eux. Tout du moins, c’est ce qu’Alric s’imagine. Il n’a plus revu ses frères depuis qu’il est parti pour Liverpool. La vie de ses frères était ainsi dessiné lorsqu’il les a quitté, il n’imagine pas leur vie autrement. « Ce sont des hommes modernes », souffle-t-il en direction de Teddy. « Mes parents auraient voulu que je suive leurs pas », confie-t-il. Les Doyle auraient voulu le petit Alric suivre les pas de ses ainés, devenir comme un eux : un col blanc planqué derrière un bureau, avec une famille et une situation bien rangée. Mais, Alric en avait décidé autrement. Il ne voulait pas entrer dans cette case pré-formatée pour lui. « Je n’en aurais pas été capable, j’aurais été… malheureux » qu’il finit par énoncer dans un soupir.


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