LES ANNONCES DU MOMENTINTRIGUE AFRICA OYETOMBOLA

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 if I see you again don't even say hello.

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MessageSujet: if I see you again don't even say hello.   Lun 18 Avr - 22:19

if I see you again don't even say hello
Nobody's gonna come and save you. We pulled too many false alarms. Δ John Mayer.

Les yeux fermés, tu ne voix plus rien. Tu n’entends plus rien d’autre que la musique. Ton verre vide à la main, tu continues de bouger, de tourner sur toi même. Tu souris. Tu ris même. Un peu trop fort même mais toujours suffisamment bas pour que la musique couvre ta voix. Tu te sens légères. Tu as l’impression d’être sur un nuage. Ton nuage. Dans ces moments là, tu oublies tout. Ce qui t’entoure. Les gens autour de toi. Les quelques regards mauvais devant tant d’insouciance. Tu oublies la réalité. Tu t’oublies. Il flotte une odeur de clope et de sueur mêlée à celle-de l’alcool dans la boite de nuit. Ça n’est certainement pas le meilleur moyen de passer un lundi soir. Mais tu n’as pas vraiment de règles. S’il y a bien une chose que tu sais faire, c’est vivre à ton rythme. Dans ces moments tu n’es plus Teddy. Tu deviens l’autre. Theodora. Theodora l’insouciante. L’amoureuse de la vie. La jeune femme en quête perpétuelle d’émotions. Tu aimes te sentir vivre.
Tu ouvres enfin les yeux. La magie est rompue. Tu sors de ta bulle. Maintenant, tu les vois, les autres. Tu distingues aussi leurs voix dans le brouhaha oppressant de la boite de nuit. En réalité, la musique n’est pas si forte que ça. Tu portes ton regard sur ton verre à présent vide. Tu te diriges vers le bar et t’installes sur un siège en attendant ton verre. Tu portes ensuite longuement ton regard autour de toi. Tu le cherches. Cet homme. Celui qui se réveillerait sans doute le lendemain à tes côtés et dont tu ne chercherais certainement pas à connaître le prénom. Celui avec lequel tu recommenceras ton petit jeu. Celui dont tu te joueras. Tu es devenue maître à ce jeu malsain. Tout d’abord tu lui feras croire qu’il détient toutes les cartes en main. Tu le laisseras croire. Croire qu’il est le chasseur face à sa proie. Et tu finiras par sombrer dans les bras de cet inconnu, un énième visage sur une liste déjà longue. La damnée dans le corps de la sainte. Tu es un leurre.
Il est vingt-trois heures quand Luna te rejoint avec sa bouche rouge sang et sa robe révélant un tantinet plus qu’une simple belle paire de jambes. Tu souris. Elle est jolie Luna, avec son air à la fois innocent et sans pudeur, avec ses idées toutes arrêtées sur les hommes et son amour pour la vodka. Pourtant elle s’éclipse aussitôt qu’elle est arrivée. Elle te souffle à l’oreille qu’elle revient. Toujours installée sur ton siège, tu portes ton verre à tes lèvres.
Ton regard balaye à nouveau l’espace autour de toi. Il se pose d’abord sur deux personnes se trouvant à quelques mètres de toi et dont la proximité te paraît étrangement dérangeante. Tu plisses les yeux et les quittes du regard. Discrètement, tu vois cet autre qui glisse un petit sachet dans sa poche. Tu sais déjà de quoi il s’agit. Ce fameux élixir. La compagne des bonnes soirées. Cette enivrante poudre blanche. Et pourtant tu t’es toujours interdit d’y toucher. Tu soupires et détournes une fois de plus les yeux. À l’odeur de l’alcool, se mêle cet étrange parfum de légèreté et de débauche. Et au fond, tu t’y plais un peu. Tu bois ton verre cul sec pour oublier tes pensées morbides. Demain tout sera oublié. Oublier pour mieux recommencer.

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MessageSujet: Re: if I see you again don't even say hello.   Sam 23 Avr - 10:58

Nobody but you
C’est pareil qu’avant. Identique. Les soirées quotidiennes, les mêmes soirées qui se ressemblent, toute. Les mêmes potes, les mêmes filles, les mêmes verres, la même musique. Tout pareil. Comme si rien n’avait changé, comme si rien de nouveau n’avait affecté ton quotidien. Et pourtant, c’est faux. C’est faux, et tu le sais. Et c’est surement ce savoir, cette connaissance qui fait grandir en toi ce sentiment de culpabilité. Ça aussi c’est nouveau. Tu t’es jamais senti coupable, pour rien. Enfin si, peut-être la fois où tu as fait volontairement tomber le vase chez les Jackson. Mais il était moche ce vase, il le méritait. Tu t’es sentie coupable de l’avoir brisé, d’avoir regardé les morceaux de verre se répandre sur le pavé, de ne pas avoir aidé à les ramasser. Tu t’es sentie coupable, et puis tu as grandi, et oublié ce vase que tu avais cassé. Et aujourd’hui c’est différent. Ce n'est pas la même culpabilité, c’est un sentiment plus fort, plus franc. Quelque chose de plus réel. C’est peut-être le sentiment de ne pas être celui que tu devrais, de ne pas être à l’endroit, ou tu devrais être. C’est vrai. N’y a t-il donc pas ta fille qui t’attend chez toi ? Qui attend son père, qui a besoin de lui, pour faire des choses de père, la border, lui raconter une histoire, la rassurer, sécher ses larmes. Mais tu sais qu’elle est entre de bonnes mains, que sa baby-sitter du jour prendra soin d’elle, alors tu n'as pas hésité à dire oui à ta bande de potes quand ils t’ont proposé de t’en jeter un dernier, avant de rentrer. Ça ne devait pas être long, et pourtant. T’en est déjà à ton deuxième verre. À croire que tu fais tout ton possible pour rester la le plus longtemps, pour fuir tes responsabilités et cette nouvelle vie qui s’offre à toi, et dont tu n’en veux pas. Soit pas un lâche Rusty, soit courageux, affronte tes responsabilités. Soit le bon père que tu devrais être. Tu termines ton verre, en deux gorgé, le claque contre la table avant de saluer tes amis, prêt à partir, prêt à devenir un autre, prêt à affronter tes responsabilité.

Tu traverses un peu les gens, ceux qui s’agglutine là, qui se colle les uns aux autres, qui danse un peu, les yeux perdu dans ceux d’un bel, ou d’une belle inconnu(e). Toi tu t’attardes pas sur eux, tu la connais cette chanson, cette scène, cette répétition avant le grand final qui se passera chez l’un d'eux. Ça te fait un peu rire intérieurement, ils sont cons de croire encore trouver l’amour. Tu pousses un dernier corps pour te frayer un chemin, et te voilà de l’autre côté de l’endroit, du coté ou coule l’alcool sûr le long du Bar. Arrêt sur images. Elle est là. Perché sur un de ces tabouret, rayonnante, les yeux qui divaguent d’un corps à l’autre comme si elle chercher quelqu’un du regard, comme si elle fouillait l’endroit de ses yeux perçant. Qu’est-ce qu'elle fou là ? Est-ce qu’elle est réelle ? Est-ce bien elle. Tu t’approches un peu. Un pas ou deux, gardant cette distance de sécurité que tu trouves nécessaire. Combien de temps ? Combien de jours, de semaines, de mois, passé sans elle ? Dans l’attente, d’un signe, d’une réponse, d’un mouvement, ou simplement d’une preuve de vie. Ce n'est pas grand Liverpool, tu savais bien au fond que tu la reverrais surement. Mais pas ici, pas maintenant, pas comme ça. Autrement. Tu espérais quoi Rusty ? Qu’elle vienne frapper à ta porte, croulant sous la culpabilité et les excuses ? Pour quoi faire ? Aurait tu pardonner son départ, son abandon ? Est tu prêt aujourd’hui ? T'en est pas sûr. Et pourtant ta curiosité te brûle les doigts, les lèvres, l’esprit. Tu t’approches d’elle, silencieux. Parce qu’elle ne t'a pas vu, parce qu’elle ne veut peut-être pas te voir. Y'as cet homme installé sur le tabouret d’a coté, les yeux dans le vague, tu pourrais parier qu’il coule plus d’alcool que de sang dans ses veines. Une frappe sur le bras. « Dégage », il te regarde, incrédule, avant d’attraper son verre et de se lever. Te voilà à coté d’elle, tes grands yeux sur ses joues rosées, sur ses cheveux blonds descendant en cascade sur ses épaules. Qu’elle est belle. A-elle toujours était aussi belle où l’est-elle plus depuis que tu ne massacres plus son cœur ? Tu te penches vers elle, ta bouche s’approchant dangereusement de son visage. « J'pensais que tu avais disparu… », une voix rauque qui s’élève et tes yeux qui ne peuvent la lâcher du regard. Cette voix qui résonne un peu entre vous, cette voix emprunte du passé, des regrets et des excuses silencieuses.
(c) AMIANTE

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NOYER DANS LES EXCES

Hédoniste authentique, j'suis foutu d'avance, l'amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques. J'ai eu du mal à m'relever à force de trop faire le tombeur, tes amis protègent ton dos mais personne protège ton cœur
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MessageSujet: Re: if I see you again don't even say hello.   Sam 23 Avr - 21:27

if I see you again don't even say hello
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Trop vieux. Trop jeune. Un peu trop proche de son ami pour être hétéro. Tu les regardes tour à tour. Tu les analyses et dans ton esprit, tu prends puis tu jettes quand ça ne te convient pas. Tu soupires doucement. C’est plus facile en général. Tu es frustrée car ce soir tu as plus de mal que d’habitude. Tu joues avec ton verre et loin, tu aperçois Luna s’éclipser avec un grand blond par une porte. Luna, elle est sans pudeur. Jolie comme un cœur. Elle les attire facilement avec ses beaux yeux et ses belles courbes. Tu secoues imperceptiblement la tête. C’est au même moment que tu sens quelqu’un s’installer à tes côtés. Naturellement, tu tournes la tête et là, tu t’arrêtes. Cette vision t’est familière. Trop familière. Tu oublies Luna. Qu’est-ce qu’il fait ici ? que tu te demandes. Tu as les yeux rivés sur lui. Sur cet homme, sur ce visage dont tu pourrais parfaitement retracer les traits à l’aveugle. Un visage qui avait commencé à s’effacer de ta mémoire depuis quelques temps. En quelques secondes, en un regard, tous tes efforts viennent d’être réduit à néant. Tu le revois, réapparaitre et se former très clairement dans ton esprit. Comme la dernière fois. Comme la première fois. Tu retiens ton souffle. Et tu le vois s’approcher. Lui et cette sempiternelle ombre derrière lui qui fait toujours plus de mal que de bien. Tu le vois s’approcher. Et intérieurement, tu cris. Tu détournes finalement le regard. « J'pensais que tu avais disparu… » Toujours la même voix. Toujours ce même ton rauque. Tu ne le regardes plus et pourtant il semble attendre une réponse. La surprise dans ton regard s’est finalement dissipée et a laissé place à une sérénité trompeuse. Une quiétude apparente alors que là, au fond de toi, ça se serre. Il n’est pas censé être là. Tu es sensée passée une soirée tranquille et la finir avec qui bon te semblera convenable. À nouveau, tu te mets à jouer avec ton verre tout en réfléchissant. Non je n’ai pas disparu. Je me suis simplement éloignée de toi, Rusty. Je t’ai simplement fui toi et tes vices. Toi et ta manie de me mettre dans tous mes états. Je me suis éloignée parce qu’il le fallait. Tu finis par hausser les épaules. « Apparemment non, puisque je suis là » Tu tournes tes grands yeux vers lui et lui adresses un sourire narquois. Tu survoles la question car tu ne veux pas y répondre. Tu ne veux pas avouer que c’est à cause de lui que tu t’es éclipsée. À cause de lui que tu n’as pas donné de nouvelles. À cause de lui que tu as fui tel un enfant. Tu ne veux pas le reconnaître, qu’il avait cette emprise sur toi. Peut-être que c’est encore le cas. Non, j’ai changé que tu te dis pour t’en convaincre. Tu bois d’une gorgée le reste de ton verre avant d’en demander un nouveau. À combien en es-tu ? Tu as perdu le fil. « Je vois que tu n’as pas perdu tes vieilles habitudes. T’aimes toujours faire la fête… Par contre je m’attendais à te voir un peu plus entouré, avec une jolie fille ou deux. Qui sait. » Tu le regardes amusée. Il n’a pas changé. Tu en es certaine. Toujours le même, honteusement lui. Mais toi, tu n’es pas la même. Tu en es convaincu. Il se trompe s’il pense avoir affaire à la même Teddy. Celle qui se plaisait dans une relation qui ne fonctionnait que dans un sens, celui de Rusty. Celle qui donnait plus qu’elle n’en recevait. Cette version un peu plus médiocre de ce que tu es aujourd’hui. Tu n’es plus celle-là. Tu es différente, avec quelques nuances en plus. Tu bois une gorgée de ton verre en soutenant son regard. À cet instant, vous êtes comme deux ombres tournant l’une autour de l’autre. Deux ombres qui se retrouvent mais qui pourtant ne se mêlent pas. Il y a cette distance de sécurité te semble plus que nécessaire. Tu te protèges maintenant. Tu finis par porter ton regard sur ton verre. « Je suis avec une amie et dès qu’elle revient, on s’en va. Je ne vais pas rester longtemps. » Que tu lui dis pour qu’il comprenne. Pour que vous compreniez tous les deux.

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