LES ANNONCES DU MOMENTINTRIGUE AFRICA OYETOMBOLA

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 I hope one day, you choke on the shit you talk | KYLAN

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HABITANT DE LIVERPOOL
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MessageSujet: I hope one day, you choke on the shit you talk | KYLAN    Dim 15 Mai - 3:51



There is no beauty in sadness. No honor in suffering. No growth in fear. No relief in hate. It’s just a waste of perfectly good happiness.
Emilia Lindley & Kylan Gilmore
Vendredi midi. C’est la pause déjeuner. Contrairement à son habitude, Emilia est attablée seule à la table de son café préféré qu’elle occupe normalement avec Sarah. Cette dernière a un dossier à boucler pour un client et a dû canceller leur lunch hebdomadaire en jurant de se reprendre bientôt. C’est nul, mais bon, ça donne à la brunette du temps supplémentaire pour répondre à tous ses courriels qui n’en finissent plus de s’accumuler dans sa boîte mail. Son panini a été englouti en quelques minutes et la voilà déjà occupée à taper sur son clavier à un rythme effrayant. Après chaque mail, elle s’octroie une gorgée de café chaud pour se récompenser. À la voir, on pourrait croire qu’elle boit ces affreux mélanges de crème et de sucre, mais non. Juste un café filtre avec deux laits. Le sucre, c’est pour les enfants. Bon, elle adore tous les gâteaux et les pâtisseries qui existent, mais son café, c’est sacré.  

Une fois tous les courriels bouclés, un rapide coup d’œil vers sa montre lui confirme qu’il lui reste encore une bonne trentaine de minutes de pause avant de devoir retourner au travail. L’édifice étant situé de l’autre côté de la rue, disons qu’elle a encore pas mal de temps à tuer. Un rapide coup d’œil à droite, un autre à gauche… C’est bon, il y a pas trop de monde et la luminosité est parfaite. Décaler l’ordi vers la droite, rapprocher la tasse de café, poser sa main juste ici... Parfait ! Clic ! Petite photo de sa table qui file directement sur Instagram. Quoi ? En tant que gestionnaire de communauté, elle est en charge de plusieurs réseaux sociaux pour quelques entreprises, alors alimenter son feed c’est travailler sur son CV. Jugez-là, mais Emilia adore ça et se fiche royalement de l’opinion des autres. Alors qu’elle est en train de poser les filtres sur sa photo, son téléphone sonne. Bien que le contact n’est pas rentré dans son téléphone, elle sait très bien de qui il s’agit, ce numéro qu’elle connaît par cœur et qu’elle ne pourra jamais oublier. En arrivant à Liverpool, elle s’est pris un nouveau numéro qu’elle a pris soin de ne pas le donner à n’importe qui. Comment donc son ancienne belle mère l’a-t-elle obtenu ? Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir.

« Hey Elizabeth ! »

« Oh, bonjour Emilia ! Comment tu vas ? »

Toujours aussi chaleureuse, son ancienne belle-mère entame la conversation avec un ton léger. Lia la sent même sourire au bout du fil. Après son départ aux États-Unis, Emilia n’a pas eu le courage de rompre le contact avec la femme qu’elle a considéré comme la sienne pendant des années. Sa propre mère travaillant beaucoup, c’est Elizabeth qui l’a soutenu dans plusieurs étapes de sa vie. Rompre avec l’amoureux c’est un truc, mais perdre sa seconde mère par alliance qui ne nous a pas fait de mal, c’était trop. C’est pourquoi que bien qu’Emilia n’ait pas revu Erik depuis près de deux ans maintenant, elle obtient parfois de ses nouvelles via courriel et appels de sa mère.

« Ça va bien, merci. »

« J’ai croisé ta mère l’autre jour ! Elle m’a dit que tu étais de retour en Angleterre -depuis près d'un an en plus!- et que tu avais un nouveau numéro. Je lui ai demandé, j’espère que tu ne m’en veux pas ? »

Comment pouvait-elle lui en vouloir ? Le reste de la conversation sert à prendre des nouvelles l’une de l’autre, le tout bien simplement. Voilà un moment qu’elles n’ont pas discuté, alors il y a beaucoup à dire.  

« Bon, je recommence à travailler dans dix minutes, je vais devoir y aller Elizabeth. Je t’écrirai ! »

« Attend ! En fait il y a une raison pour laquelle je te téléphone… C’est Erik. »

Erik. L’ex d’Emilia qui l’a quitté « pour vivre sa vie » et « parce qu’elle prenait trop de place. » En fait, il en avait seulement marre de garder sa d*ck dans ses pantalons. Lui, c’est bien quelqu’un qu’elle ne compte pas revoir bientôt. Bientôt deux ans qu’ils ont rompus, la rage a eu beau s’éteindre, Emilia n’a toujours pas envie de l’avoir dans sa vie.

« Oui, il se passe quoi avec Erik ?»

« Il est de passage à Liverpool pour affaire. Tu savais qu’il a repris la compagnie se son père ? »

Rendu là, tout est flou. Erik. Liverpool. La revoir. L’estomac de la brunette se tord et sans même qu’elle s’en rende compte, elle a accepté de le revoir pour une soirée. L’appel se termine et elle prend conscience de ce qu’elle vient de dire. Merde ! Anxieuse, elle traverse la rue pour retourner au bureau et espère croiser Sarah pour lui faire part de son malaise. Elle a besoin de conseil. Malheureusement pour elle, elle ne croise personne et se résout à accepter. Après tout, elle le revoit juste pour prendre de ses nouvelles, elle n’a plus de sentiments pour lui et il repart à Londres à la fin de la semaine, pas de quoi en faire un drame. Oh, les mauvaises décisions qu’on peut faire sous pression…

*

La journée se termine, et rapidement Emilia est de retour chez elle. Entre temps, elle a écrit un sms à Erik et ils ont convenus de se voir le soir même. Aussi bien en finir, se dit la jeune femme alors qu’elle se prépare pour la soirée. Une partie d’elle s’en veut pour faire des efforts à l’idée de revoir son ex, mais c’est plus fort qu’elle. Elle ne peut pas y aller sans s’arranger, allez savoir pourquoi. L’heure dudit rendez-vous approche, et pour se calmer elle relit leur échange par texto. Le tout est très calme, posé, il a vraiment l'air heureux de ravoir de ses nouvelles. Tout semble aller pour le mieux. Aussi, Lia n’est plus amoureuse de lui du tout et ne le reveut pas dans sa vie. Ce soir, elle ferme le dossier Erik pour toujours, elle donne une fin en bon terme à sa dernière histoire d’amour et le passé aura finit de la hanter. Oui, ce soir, la boucle est bouclée.

*

Vers 19h, elle arrive au restaurant où ils ont convenu de se rencontrer. Pas question qu’elle lui demande de venir la chercher, c’est un rendez-vous, certes, mais il n’a rien de galant. Aussitôt dans l’établissement, Emilia le remarque à la table près de la fenêtre. Son cœur se serre légèrement, mais elle ne laisse rien paraitre : il reste un salaud après tout. Bon, respire, tout va bien se passer. Ce ne sont que quelques misérables heures à passer en sa compagnie.

« Bonsoir Emilia. »

Il se lève lorsqu’elle approche et lui fait même une bise rapide après avoir délicatement posé une main sur sa hanche.

« Bonsoir, Erik. »

Il lui fait signe de s’asseoir et c’est parfait comme ça. Pas de chichis de tirer sa chaise, ils ne sont pas là pour se plaire l’un à l’autre, mais bien pour prendre de leurs nouvelles. La conversation qui est timide au début finit par prendre un rythme plus naturel au fur et à mesure que les heures défilent. Ils se parlent de leur travail, Emilia demande des nouvelles de leurs amis à Londres, Erik s’enquiert de sa nouvelle vie ici, sur laquelle Emilia reste vague. Ils parlent de souvenirs, ils rient, ils s’amusent, rient encore et trop rapidement vient la fin du repas. Elle qui croyait qu’elle devrait compter les minutes jusqu’à la fin de la soirée est agréablement surprise de la tournure des évènements. En même temps c’est logique, elle a passé tant d’années avec Erik, qui en plus d’être son amoureux était aussi son meilleur ami. Les raisons pour lesquelles il l’a laissé tombée sont merdiques, soit, mais maintenant elles n’importent plus. Qu'il l'aille trompé une ou mille fois, ça ne vient plus la toucher.  C’est pourquoi quand il propose de prolonger la soirée en allant prendre un verre dans un bar près d’ici, Lia accepte sans hésiter. Le tout est cordial et elle se sent fébrile par ce contact avec son ancienne vie. Elle a beau mentir, elle sait que tout ce qu’elle a laissé derrière elle lui a manqué. Oui, New York c’était bien, oui elle adore Liverpool, mais Londres, c’était pas si mal non plus.

Une fois arrivés au bar, Erik commande des verres assez alcoolisés. Bien que surprise, la brunette ne relève pas. Après tout, sa consommation d’alcool ne regarde que lui, pas elle. Elle demande seulement une bière au barman et insiste pour payer son breuvage.

« Je t’ai manqué ? » Lui demande son ex avec un regard un peu trop insistant. Lia ne lui répond pas, elle ne fait que rire et détourner le regard. Suite à cette déviation, la conversation reprend la ligne de celle du repas, c’est à dire agréable et conviviale.

Si seulement elle avait pu rester ainsi.

Erik continue d’enfiler les verres beaucoup trop rapidement pour Emilia qui ne se sent plus à l’aise de rester en sa compagnie. Mais bon, il n'est pas si tard et elle sait qu’elle ne partira pas avec lui, alors elle peut sûrement mettre son malaise de côté. Il a toujours aimé boire, elle est au courant, mais il n’a jamais eu de comportement déplacé à son égard. Pendant qu’il est aux toilettes, elle en profite pour regarder son portable et remarque que l’heure passe beaucoup trop lentement. Voilà maintenant un bout de temps qu'elle y pense, mais c'est le moment: c’est l’heure pour Emilia de rentrer.

« Erik, il m’a fait plaisir de te revoir, mais je pense que je… »  débute-t-elle lorsqu’il revient à leur table.

« Quoi, tu veux partir ?! »

Quatre petits mots. Quatre mots, mais le ton emprunté a pour effet de faire rentrer Emilia dans sa chaise et de baisser la tête. Dès qu’il emprunte son ton fâché contre elle, elle a tendance à se plier et le laisser parler. Pourquoi en deux ans elle se laisse encore avoir si facilement ?

« De toute manière, on le sait vraiment que ce que tu veux, c’est quitter avec moi. » Ses mots sont ponctués d’une main sur la cuisse de la jeune femme. Non, ça, ça ne passe pas. Rapidement, elle se déplace de manière à rompre le contact. À voir les yeux d’Erik, on pourrait croire qu’Emilia vient presque de le gifler.

« Comme ça, madame veut jouer la difficile ? » répond-t-il avec un ton arrogant et des éclairs dans le regard.

« Pas ici, Erik. J’ai pas envie de faire une scène devant tout le monde » lui indique la jeune femme sur un ton ferme. C’est vrai, le bar est bondé, elle le fréquente souvent et elle n’a pas envie de causer du brouhaha devant tant de gens.

« Non, ici ou ailleurs, c’est pareil. T’as dû quitter ta ville parce que je t’ai laissé tombé et alors que je suis là pour te voir, tu veux me faire croire que t’es pas intéressé ?! »

« C’est exactement ça. »

« Allez, arrête de raconter des conneries et faire ta chiante, on part d’ici. »

L’homme se lève et prend Emilia par le bras pour la forcer à l’accompagner. Elle qui veut rester discrète n’a pas le choix de faire un mouvement brusque pour échapper à son contact.

« Ça ne me dérange pas de partir d’ici, ça me ferait même plaisir, mais ça sera sans toi. »

D’un coup d’épaule, elle le pousse et se diriger vers la sortie mais ses petites jambes jouent contre elle et Erik la rattrape rapidement.

« Écoute moi bien… »

« Ah ouais ? Sinon quoi ? » dit-elle en le regardant d'un air de défi. Erik arrive pour ouvrir la bouche, mais il est rapidement repoussé par un homme qu'Emilia ne connait pas.

« Tout va bien ici ? » demande l'inconnu en faisant en sorte que les deux autres gardent une distance convenable. Un rapide coup d'oeil sert à faire plisser les yeux à Emilia, il lui dit vraiment quelque chose... Mais elle n'arrive pas à la replacer.

« On t'a rien demandé » continue Erik en se rapprochant de celui lui les a interrompus. La tension monte au sein du trio et Lia profite de la distraction pour se faufiler vers la sortie. Après quelques pas, elle se retrouve dans al ruelle derrière le bar et la porte qui reste ouverte après son passage lui indique que son ex l’a suivie à son plus grand dam. Comme quoi il n'a pas perdu de temps avec celui qui lui est venu en aide.

« Allez, fait pas ta pute, on va s’amuser comme dans bon vieux temps. »

Ça, ce sont les mots de trop. Emilia aurait pu prendre ses jambes à son coup et ne pas lui dire ses quatre vérités, mais elle en a assez. Elle n’a pas eu le luxe de se vider le cœur lors de leur rupture il y a quelques années et ça l’a grugé trop longtemps. Non, si elle quitte, il saura au moins à qui il a affaire.

« Moi, une pute ? Non, mais je rêve, pour qui tu te prends ? C’est toi qui m’a quitté parce que je t’empêchais de te faire tout ce qui bouge, alors vient pas me dire que c’est moi la salope ici. »

Quelques mètres plus loin, un mec qui fume sa cigarette laisse cramer son mégot et semble trop intéressé par leur dispute. Elle s’en fout, elle continue. Que tout le monde écoute, ça n'a plus d'importance.

« C’est toi qui m’a demandé à me voir, dès que t’as su que j’étais dans ta petite ville de merde t’as été obligé de me contacter pour me revoir, alors n’essaie pas de me mentir ! »

Emilia se mets à rire suite à la remarque ridicule de la part d’Erik. Elle le voit là, la rage dans les yeux, titubant légèrement dû à l’alcool, les poings serrés et tout le charme qu’il a pu avoir par le passé s’est évanouit. Les gens ne changent pas, les players restent des players, les gens hypocrites ne deviennent pas honnêtes avec le temps. Certains suivent le chemin de la rédemption, mais certainement pas le cas de l’homme devant elle. Non, Erik n’a pas changé depuis la dernière fois qu’elle a posé les yeux sur lui et pour la première fois, Emilia sent le chapitre se conclure. Son cœur s’allège même s’il reste lourd, humiliée par l’homme qu’elle a déjà aimé. Maintenant, elle sait que leur rupture est le plus grand service qu’il a pu lui rendre. Pendant quelques secondes, elle cherche quoi lui répondre, mais rien ne lui vient. Alors lentement, elle tourne les talons et quitte la ruelle sans se retourner. Ses pas se font de plus en plus rapides et les larmes envahissent ses joues bien qu’elle tente de les retenir. Dans la ruelle, un grand bruit sourd retentit et la fait sursauter, sûrement créé par l’homme enragé qu’elle y a laissé. Elle ne se retourne toujours pas, car elle sait qu’il ne l’a pas suivi. Une fois sur une rue plus passante, elle sort son portable et s’appelle un taxi, impatiente de rentrer chez elle et de ne plus jamais, jamais revoir son ex.

© Pando

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