LES ANNONCES DU MOMENTINTRIGUE AFRICA OYETOMBOLA

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 Doing it right | Sloan

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MessageSujet: Doing it right | Sloan   Sam 2 Avr - 1:58


Doing it right
avec Sloan Field

On m'a offert un verre. Un énième verre. J'ai arrêté de les compter après le troisième. Cette nuit, j'accompagne ma pote qui vient de se faire larguer. J'la laisserai pleurer demain. Là, le but, c'est oublié. Tout. Solidarité féminine. Ou se laisser bercer par le rythme euphorisant de l'alcool et du son. Parce que moi aussi j'ai quelque chose à oublier. Ce mail poignardant de cet homme qui se dit être mon père. Un contact qui a été entretenu par ses soins. Mots pour lesquels je tente de n'apporter aucune importance, mais qui me touchent à chaque fois. Des mots qui raisonnent dans ma tête. Qui se brouillent au fur et à mesure des gorgées de ce liquide qui se déverse agréablement dans mes veines. Cet énième verre qui m’accompagne dans ma danse. Dans ma folie. Dans mes cris qui s'accouplent avec les hurlements de ma pote. Putain ça fait du bien de se lâcher. Ça fait du bien de se laisser aller. Et le coup d'poing que je reçois dans mon arcade sourcilière. J'comprends pas. J'comprends rien. Je cherche d'où il vient sous les pulsations de mon sang qui réchauffe mon profil. C'est celui d'une blonde. D'une pétasse à gros nichons. D'une conne qui joue sa guerrière parce que j'ai visiblement renversé la moitié de mon cocktail sur sa dentelle. T'es une grande malade ! Elle me regarde, effrontée, comme si elle avait envie d'me cracher à la gueule. Mais ma pauvre. Tu sais pas où tu mets les pieds. Parce que je suis cool, même si j'ai un taux élevé dans le sang, j'mets son geste sur le compte de l'alcool. Sauf que je la vois venir, j'la vois, prête à récidiver avec son poing. Tu devrais pas. Conseil qu'elle ne suit pas. Conseil qu'elle écrase sous ses rires débiles. Et je souris. Sourire cynique. Sourire qui l'attend. Sourire qui disparaît lorsque je mets en pratique mes cours de self-defense. Elle se jette sur moi. J'esquive en la bloquant sur le côté. Et mon poing part, seul, à la rencontre de son ventre, dans un geste assuré. Je la propulse en arrière. J'attaque. Et lui rend sa raclée, puissance dix. Une haine qui me rend méconnaissable. Que je contrôle pas. Plus. A cause de l'alcool. A cause de son insulte. A cause de l'émotion qui me submerge. Un taquet que j'enchaine deux fois de suite. Et interrompu par une étreinte indésirée. Forcée.

Lâches moi. Mes bras tentent de se dégager d'une emprise inattendue, sans succès. Des doigts qui emprisonnent mes poignets. Mon ossature si fine qu'il n'est pas difficile de l'encercler. Des doigts qui m'interdisent tout mouvement. Lâches moi putain ! La finesse de mes bras. Mon agitation incontrôlable. Je me débats avec acharnement pour lui glisser entre les doigts. Mon poing droit se libère furtivement. Celui qui a le plus de force. Mon crochet qui a du répondant. Qui part. Trop vite. Trop fort. Impulsion violente en direction de son visage. Un visage dont je ne distingue aucun trait. Parce que je suis aveuglée par la colère et la rage. Parce qu'il fait trop sombre et que les spots dansants rendent ma vue incertaine. Parce que j'en ai rien à foutre de ce mec qui oublie de se mêler de son cul. Mes phalanges, dures comme de la pierre, incassables, atteignent son visage, sa mâchoire, son menton, sa lèvre. Une lèvre fine que je vois se fendre sous mon coup farouche. J'esquisse un sourire de mépris. Parce que même si je sens une douleur dans ma main, cette onde de choc qui se propage comme un séisme dans mes os, j'me dis que c'est bien fait pour lui. Mes yeux enragés s'arrêtent sur le sang qui colore sa lèvre inférieure, et ça me répugne. J'aime pas le sang putain. Il possède toujours mon poignet gauche, alors que les doigts de mon poing sont encrés dans ma paume. Mes yeux qui remontent jusqu'à son regard. Ses yeux translucides, dans lesquels je me noie instantanément. Une noyade si certaine que mes poumons décident de s'engorger d'eau, interrompant toute respiration une fraction de seconde. Ma tension qui s'étouffe sous son regard paralysant. Mes doigts qui se desserrent progressivement, à mon insu. Je suis démunie, intérieurement. Mais je garde mon attitude menaçante, plus aussi crédible qu'il y a cinq minute. Les sourcils froncés. Un visage dur. Tu fais chier. Je marque une pause. Sensation qu'il n'y a plus aucun bruit autour de moi. J'oublie la pétasse qui se confond à la foule. J'oublie le torrent de mon arcade sourcilière et son gonflement. Et j'attends qu'une chose. Qu'il me libère. Tu vas t'décider quand ? Putain, ça m'gonfle. Soupire exagéré. Preuve de mon mécontentement.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Dim 3 Avr - 17:30


Doing it right Explosion.



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Sloanzel


Déchéance. Alcool dans le sang. Qui monte à la tête. Tête prête à exploser. Tête prête à chavirer. Corps comme un pantin, marionnette, vivante. Bourdonnement dans les oreilles. Vue qui fonctionne au ralenti. Trop d’alcool, trop de substances illicites. Déchet vivant, plante dans le fond de ce bar. Plante qui commence à pourrir. Cœur qui tape dans ma poitrine, prêt à exploser ma cage thoracique. Cage thoracique qui me donne l’impression de se resserrer, de m’étouffer, d’avoir dû mal à respirer. Je comate. Je regarde autour de moi, je ne participe même plus à la conversation avec mon pote, celui que j’ai accompagné. Pour lui faire plaisir à la base, parce que je suis lessivé. Que j’avais qu’une envie, c’était de pioncer, dans ma bagnole. J’avais qu’une envie, de ne pas voir le temps passer, d’être à demain, recommencer une nouvelle journée. Il me parle, quelque chose que je ne comprends pas, mes yeux se posent au ralentit sur lui et je vois bien à sa tête qu’il a compris. Faut plus me parler, j’suis bien trop loin pour dire d’avoir une conversation logique, d’avoir une conversation tout court. Alors il me tourne légèrement le dos pour se retourner vers cette gonzesse, celle qu’il a choppé quelques heures plus tôt. C’pas que je lui en veux, le pauvre, il vient de se faire larguer comme une merde et c’est moi qui lui ai dit que ce soir, c’était l’heure de l’oublier, cette salope. Qu’il doit se chopper le plus de meufs possible pour lui retirer cette brune de la tête. C’est comme ça que les mecs pansent leurs blessures, c’est comme ça qu’on sort d’un chagrin d’amour. Et le fameux diction une de perdue, dix de retrouvées prend tout son sens. J’attrape mon verre que je porte à ma bouche et je bois. Enfin je crois boire. Je le mets devant mes yeux et je me rends compte qu’il est vide. Va falloir que je bouge mon cul de la banquette pour me diriger vers le bar, le grand périple de toute ma vie. Je me redresse. Prêt à m’écrouler sous le poids de mon corps. Je hoche la tête énergiquement de gauche à droite. Putain reprends-toi mec.

Je contourne, certains couples qui dansent, collé-serré. Et j’les imagine, en fin de soirée, s’abandonner dans les bras l’un de l’autre, s’abandonner aux plaisirs charnels. Parce que c’est ça finalement, les soirées. Tu sors. Tu bois. Tu danses. Tu rencontres une fille. Tu baises. Les boites de nuit sont limites devenu un site de rencontre. Et j’la vois au loin, cette fille, bien petite. Trop petite. Qui cherche la bagarre, ou bien c’est l’autre, la blonde ? Je ne comprends pas trop mais je fais arrête sur image et j’essaye de comprendre la situation. Parce que j’aime ça, les problèmes. Et le fait de voir que c’est deux filles, m’attirent encore plus. Limite, j’ai envie de commencer les paris pour cette bagarre de poule en vue. Bien trop curieux le p’tit. J’m’approche, j’essaye de comprendre ce qu’elles se disent. Un coup de poing qui part. 0-1. Puis elle rapplique, la p’tite, bien plus de force que je ne l’aurais cru. Et j’me dis que ça va partir en life complet et qu’elles vont se retrouver la gueule dehors quand les sorteurs vont s’emmêler. Et j’sais pas pourquoi j’fais ça, en super héros que je suis – ou pas. J’l’attrape la brune, par les poignets, je la bloque. J’suis bien plus grand qu’elle et même si je n’ai pas encore d’athlète et une force phénoménale j’arrive tout de même à bloquer ses mouvements, pour dire de la calmer. Pour dire qu’elle redescente. Car je sais ce qu’on peut faire qu’on est aveuglé par la rage et la colère. Elle a la hargne, elle arrive à se libérer et j’la vois pas venir. Putain  elle vient de me mettre son poing dans la gueule. Ma pommette, qui craque sous le coup de ses phalanges. Je la lâche, ma main sur ma joue, liquide chaud. Et j’suis touché, par une bombe, putain, elle arrête pas. Ma lèvre qui se fend. Je suis en train de me ramasser une raclée par une fille ? Et mon sang ne fait qu’un tour, j’ai envie de la démolir. Mais j’me retiens, de toute mes forces, j’me dis dans ma tête que j’peux pas, j’peux pas m’en prendre à une fille bordel. Et que si j’la touche, j’vais la casser en deux, cette poupée de cire.  Ma main qui tient toujours son poignet, ma main qui se resserre, inconscient, lui faire mal. Ma mâchoire qui s’ouvre, de gauche à droite, pour vérifier que je n’ai rien de casser. Elle se calme, s’arrête, je vois dans ses yeux de la haine et j’ai envie de la repousser, de lui dire de dégager, putain j’ai envie juste de l’attraper et de la coller contre le mur, juste pour lui rendre sa monnaie de sa pièce. J’me retourne, la blonde en a profité pour esquiver la situation, grosse lâche. Elle m’a fait redescendre sur terre, comme si je n’avais jamais été saoul de la soirée, bordel, j’étais bien sur mon nuage. «  Putain tu pouvais pas la mettre à l’autre pétasse au lieu de t’en prendre à moi ? la vérité, j’aurais dû la laisser te défoncer. » Je crache ça, entre mes dents, alors que mes yeux sont feux, alors que je ressens toujours cette boule dans mon ventre, énervement. «  J’sais pas, peut-être quand tu te seras excusée ? » Mon regard la défie, ma main tient toujours ce poignet, aussi fort que possible.



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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Lun 4 Avr - 23:49


Doing it right
avec Sloan Field

J'suis pas venue ici pour me faire baiser. Repartir dans les bras d'un mec trop défoncé pour me reconnaitre demain. J'voulais juste danser. Que mon corps en souffre. Que je ne parvienne plus à respirer. Que mes cheveux collent à ma peau. Et que mon rythme cardiaque se fonde aux battements du son. Et au lieu de ça, se sont ses mots qui tambourinent violemment dans mes tympans, me crevant le cœur au passage. M'excuser de quoi ? Mon regard noir le foudroie. Je dois forcer sur ma voix cassée pour couvrir le son. Pour que mon agacement lui arrive jusqu'aux oreilles. Pour extérioriser la souffrance qui a emballé mon cœur pendant des années. Parce que je me suis jurée que plus personne ne lèvera sa main sur moi. Jurée que je ne me laisserai plus jamais faire, tant que je serai debout, capable de riposter, quitte à en crever. Trop d'années de soumission. Une loi m'interdisant de démolir mon père. Un père, un homme, un individu, qui donne une raclée à sa femme et à ses enfants. Alors quand je l'ai vue, cette pauvre fille, former son poing qui m'était destiné une seconde fois, parce que la première, c'était un coup bas, tout m'a renvoyé à l'âge de mes dix ans. Rage. Haine. Une colère que même la force de ce gars ne parvient pas à dissiper. Des sentiments que j'étais obligée de refouler. Parce que je faisais pas le poids. Temps aboli. J'm'excuserai pas ! J't'ai rien d'mandé, putain ! Tu joues à quoi ? Et je repense brièvement à sa phrase. Ouais, t'aurais du la laisser me défoncer ! T'aurais du ! Sachant qu'elle était faible. J'avais le dessus. J'aurais pu... J'aurais pu...

J'y arrive pas, à me calmer. Mon sang pulse trop fort dans mes veines. Mon cœur explose ma cage thoracique. La musique qui reprend un rythme de dingue m'énerve. Et j'ai pas fini de lui mettre sa raclée, à l'autre. Merde. j'me sens frustrée. Impuissante. Mais je suis obligée d'me dire qu'il a raison. Que s'il m'avait pas arrêtée, j'aurais fini derrière les barreaux. Que s'il n'était pas intervenu, j'sais pas dans quel état je l'aurais mise, la pétasse. Elle me cogne, et c'est moi qu'on gronde. J'suis plus une gamine. J'ai pas besoin qu'on s'occupe de moi. J'ai pas besoin qu'on prenne les décisions à ma place. Pas besoin de lui. Au mieux, j'te remercierais de m'avoir empêchée de lui casser la gueule. J'ai déjà baissé d'un ton. Je suis essoufflée. Par ma tension. Par mon impatience, l'impatience qu'il desserre mon poignet. Son emprise qui me fait mal putain. Mais c'est cette douleur, sur laquelle je finis par me focaliser, qui me calme. Elle me fait redescendre sur terre. Doucement. Je tremble. Nerveuse, de trop. Je déteste me mettre dans des états pareils, parce que je me connais. Je sais que je ne raisonne plus dans ces moments là. Que la jeune femme pétillante qui aime la vie disparait quand ma rancœur prend le dessus. Que ça me ressemble pas.

D'un haussement d'épaule, j'essuie le sang de mon visage. Sang qui colle. Qui fuit depuis mon arcade sourcilière sur ma peau. Qui me donne envie de vomir. Poignet toujours entravé. Ses doigts blanchis par la force qu'il exerce sur moi. J'étais révoltée, à ce point là ? Et lui, il arrive comme ça, comme une fleur, de nul part. Il m'emprisonne. Et il me canalise. Et il lâche pas l'affaire. Et il fait bien. J'arrête de piétiner sur place. Mes yeux ne fixent que ma main qui ne m'appartient plus. Et j'me laisse le temps de respirer. Le temps de mettre un point à cet épisode qui prend fin. Grâce à lui. Ou à cause de lui. Tu peux m'lâcher, maintenant ? Bien plus calme. Bien plus posée. Bien qu'encore légèrement sous l'effet de mon irritabilité, qui se disperse, petit à petit.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Dim 10 Avr - 9:48


Doing it right Explosion.



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Et elle me le demande. Elle me demande de quoi elle doit s’excuser. Non mais sérieux, cette fille, elle connait les bonnes manières au moins ? J’ai l’impression qu’elle a encore cette haine, cette colère, ses yeux noirs posés sur moi. Mon cœur s’emballe parce que je sais que des fois, je ne peux pas me contrôler dans mes gestes et dans mes paroles et je n’ai pas envie que ça aille trop loin. Je demande juste un minimum de respect, puis je tournerai le dos et je partirais, demain, cette fille ne sera qu’a vague souvenir d’une soirée qui aura mal tourné. « J’sais pas, de m’avoir tailladé la lèvre peut-être. » Je crache ente mes dents, tel un dragon. Elle a juste deux mots, deux mots à faire sortir de sa petite bouche et elle n’est pas capable de le faire. Limite, ça me prend la tête, j’ai envie de l’envoyer bouler et de me casser d’ici, de toute façon la soirée est totalement pourave et le pire, c’est que j’ai l’impression de ne pas avoir bu maintenant. Sa pêche ma complétement réveillé, putain j’étais bien moi sur mon petit nuage en coton. Puis elle s’emballe de nouveau. J’comprendrais jamais les meufs, elles cherchent trop les problèmes pour rien. Puis j’me dis que ouais, j’aurais dû ne pas intervenir, juste me mettre sur le côté pour les voir se frapper sur la gueule, voir laquelle des deux allaient ressortir gagnante, en faire même des paris. Et ça aurait fait un peu d’animation avec que les sorteurs ne se rendent compte de la situation et interviennent. Elles se seraient retrouvées toutes les deux le cul dehors sur le tarmac froid du trottoir et asta la vista.

« Ouais, j’aurais dû. » Mes yeux la foudroient. Parce que je pensais bien faire, parce que je pensais à son bien aussi et qu’elle me paraissait une fille gentille. Ouais ben l’habit ne fait pas le moine comme on dit. « Tu m’as bien l’air sûr de toi. » Je souris amusée. Parce que pour elle, apparemment, c’était gagné d’avance. « J’suis pas si certain qu’elle allait avoir la gueule défoncée tu vois. » j’la provoque, en fait, j’m’amuse. C’est pas méchant, c’est bon enfant. Je vois sa poitrine qui se soulage au rythme de sa respiration qui se fait plus régulière.

Elle arrête de bouger, elle arrête de regarder partout, elle arrête de me donner l’impression d’être sur un ring de boxe prête à dégainer le poing qui rendra le coup ultime. Elle donne l’impression de s’apaiser, avec l’espoir qu’une fois que je la lâche elle ne parte pas comme une furie pour retrouver la blonde, parce que ouais, je la connais pas. Elle est p’être bonne comédienne. « J’sais pas, t’es calme ? » Je n’attends pas sa réponse, mes doigts lâchent son poignet et je fais un petit mouvement de la main pour que celle-ci récupère un peu de sang, je ne pensais pas serrer aussi fort. « Sport de combat ? » Je passe mon doigt sur ma lèvre fendue, qui ne saigne plus mais qui forme un amas de liquide rouge séché. « Parce que tu as une bonne droite quand même. »




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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Mar 12 Avr - 22:22


Doing it right
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Je l'énerve et j'm'en rends compte maintenant que j'ai les idées plus claires. Je soutiens son regard de feu, alors que je détends mon visage. Sa lèvre. Sa pommette. J'ai déconné à plein tube. Et j'y arrive pas, à m'excuser. J'y arrive pas à formuler cette simple énonciation. Parce que je lui en veux encore, de m'avoir contrôlée. De m'avoir soumise. De m'avoir manipulée comme un pantin. Et je déteste ça, perdre le contrôle. Et pourtant, je n'étais plus moi même jusqu'à ce qu'il intervienne. L'euphorie de l'alcool qui m'animait complètement disparue. Comme si les cocktails ne m'avaient jamais possédée. J'sais plus où j'suis. C'que je dois penser. J'suis paumée. Désorientée. Sauf cette douleur qui cogne dans ma main droite. Douleur qui crispe mon visage. Bien fait pour moi. Elle me rappelle ma violence, alors que je ne supporte pas ça. Et là, j'ai fais ça. Putain. Et sa réflexion qui me provoque alors qu'il me l'envoie en pleine face. Il m'arrache un minuscule sourire, sous son sarcasme. On l'saura jamais. J'lui tiens tête. Même s'il est persuadé du contraire, j'aurais pu lui faire la peau, soutenue par mon adrénaline et ma rage. En tout cas, j'aurais pas lâché le morceau.

Si j'suis calme ? Je peux monter très vite en pression mais je sais aussi redescendre. J'approuve dans un hochement de tête alors qu'il me libère de mes chaines. Douleur qui se fait sentir à mon poignet. J'ai l'impression qu'il m'a tenue des heures, alors que ce ne sont que des minutes qui se sont écoulées. Même si j'ai mal à mes doigts sous les hématomes qui colorent mes phalanges, je masse quelques secondes la zone endolorie, où était mon bracelet. Self défense. Mon regard se dépose dans le sien. Je ne suis plus enragée. Mais j'ai pas envie de m'étaler sur le sujet. Pas envie d'me rappeler pourquoi ça fait deux ans que je prends des cours. J’émets un rire dans un soupir, quand j'entends ses mots. Ouais, merci. J'aurais préféré ne pas m'en servir. Et j'sais pas, mon regard s'intensifie alors que mes yeux sont plongés dans les siens. Trop bleus. Je détourne le regard. Tentant de camoufler ma gêne. J'suis désolée. Excuse qui en dit long. Pour tout. De l'avoir frappé. D'avoir gâché sa soirée. De l'avoir énervé. Je change de sujet, mine de rien, alors que j'essuie encore mon visage. Un flot qui ne cesse son activité. Elle m'a défoncée, avec sa bague. Et ça m'stresse, parce que j'ai pas envie de finir à l’hôpital, avec des points de suture sur la tronche. Attendre des heures qu'on s'occupe de moi. Fait chier.

On m'apporte un torchon humide. Un spectateur de la scène ? Un mec qu'a pitié de moi ? Un urgentiste en congé ? J'en sais rien. Mais j'arrête pas de saigner. Alors je le prends avec joie, son tissu, que je plaque instantanément sur mon visage. Je murmure un merci. Et il me parle. J'l'entends pas. J'approche mon oreille de sa bouche. Si je veux qu'il m’emmène à l'hosto ? Je lui fais signe que ce n'est pas la peine. Que ça va aller. Mais il se montre insistant. Ca m'touche. Mais ça m'gonfle. J'ai dit non. Et comme il ne me lâche pas, je pense à lui, ce mec, grand, à la poigne de fer. Mon copain va me ramener. Je lui jette ce coup d’œil, complice et suppliant. Pour qu'il comprenne. Et que je m'excuse de l'entrainer encore un peu plus dans mon raz de marais. Juste faire semblant, l'espace d'un instant. Parce que je n'ai plus la force de hausser la voix. J'ai plus la force de m'énerver. Plus de force pour envoyer bouler qui que ce soit. Et parce qu'il à l'air d'être un mec bien, sous ses tatouages. Lui. Sinon, il aurait fait comme les autres. Lancer des paris sur nos têtes. Comme des chiens qui se battent à mort.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Mer 13 Avr - 15:59


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Et je sais pas à quoi je m’attendais. A ce qu’elle me saute dans les bras en me remerciant de l’avoir sauvé la mise telle une groupie en chaleur ? Qu’elle m’embrasse à pleine bouche en me qualifiant de super prince charmant et qu’un prince charmant à besoin de sa princesse ? Non, c’est pas ce pourquoi je suis intervenu. J’attendais pas à ce qu’elle m’envoie des fleurs, qu’elle me complimente pendant des heures ou encore qu’elle me remercie. Juste, j’pouvais pas rester comme ça, les bras croisés en regardant deux poules se frapper sur la gueule. Impossible. Et même si c’était une autre fille que celle qui se trouve en face de moi, ben j’l’aurais fait quand même. Même si c’est vrai de voir deux filles se taper sur la gueule, c’est excitant au fond. Mais voir le visage des deux filles défoncées, ça l’est moins. Disons que j’ai débarqué au bon moment, pas trop tôt et pas trop tard non plus. Pas trop, pour dire de voir un tacle qui part et pas trop tard, pour dire qu’elle n’est pas trop le visage tuméfié. Alors elle m’avoue qu’elle faut su self-défense. Sourire amusé qui prend place sur mes lèvres. «  Han, tu triches. » C’est facile, de se faire taper sur la gueule par quelqu’un qui a appris toutes les techniques pour. La pauvre blonde, c’était perdu d’avance. Puis elle s’excuse. Je fais mine de pas entendre avant de me retrouver vivement vers elle, comme si cette phrase venait juste de percuter mon cerveau. «  Ben voilà, ça t’a pas arraché la bouche à ce que je sache. »

Et puis ce mec là, il débarque de nulle part. Est-ce qu’il est en train de me voler la vedette ou … ? Il se tape l’incruste, tranquille, avec son torchon humide. Puis je comprends vite que c’est parce que la jeune femme, elle est en sang. Du moins, son arcade. Un coup de bague, à coup sûr. J’en avais eu un, un jour, quand une meuf m’avait giflé violement. Bon, c’était de ma faute aussi … Bref. Mes yeux le scrutent, mes yeux lui disent de dégager parce que putain, il a rien a faire là, il voit pas qu’il dérange là ? Bon ok c’est bien gentil, tu as fait ta bonne action du jour, tu peux faire marche arrière maintenant et retourner à tes petites activités. Puis elle se penche, parce qu’il lui parle et qu’elle comprend pas. Trop de bruit. Et moi j’ai envie de savoir, je commence à piétiner sur place parce que j’aime pas ça. Quand on me coupe l’herbe sous le pied. Je n’aime pas ça, quand on me fait passer pour un con. J’aime pas ça, quand on marche sur mes plates-bandes.

Je sais pas ce que ça se dit. Mais le mec, il comprends rien à la vie. C’est perdu d’avance quand tu réagis comme ça avec un meuf. Il insiste, il prend même le risque de poser une main sur elle. J’ai envie de lui dire de faire attention, parce que la meuf, elle faut du self défense. Et que s’il continue comme ça, pote, tu vas te retrouver aussi amoché que la blonde qui a disparu de la boîte. Mon poing se serre. Non pas que je joue le jaloux, parce que je la connais pas, cette brune. Mais je supporte pas. Je supporte pas les mecs qui jouent les lourds avec les gonzesses. J’suis prêt à partir, après tout j’ai fais ce que j’avais à faire et je suis pas certain qu’elle ait vraiment envie que je passe toute la soirée avec elle. Puis, elle a l’air d’avoir trouvé une bonne compagnie … Mon copain va me ramener. Son regard. Je suis supposé jouer la comédie ? Bon, ok. Ma main vient alors attraper sa hanche, pour l’amener contre moi. Je m’adresse au gars. «  Hum c’est bon, merci pour le … Le truc là. » Je lui fais un signe de tête vers le tissu que la jeune femme garde sur son visage. «  On a plus besoin de toi maintenant. En fait, on aurait pas eu besoin de toi tout court. Mais puisque tu veux jouer au gentil … Dégage gentiment loin de nous. » Le mec ne demande pas son reste, il disparaît aussi tôt. Je me tourne sur la brune. «  Tu veux que je t'y amènes ? A l'hosto. »



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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Jeu 14 Avr - 22:26


Doing it right
avec Sloan Field

J'ai envie de lui dire ouais, j'ai triché. Mais j'suis bien contente d'avoir appris ces techniques qui peuvent me sauver la vie. Et j'apprécie le fait qu'il ne me pose aucune question. J'avais pas l'intention d'y répondre de toute façon. C'est vrai, ça m'a pas fait saigner, de m'excuser. Juste mettre ma fierté de côté. Mais il est cool. C'est cool.

Pourquoi je l'ai pris comme excuse pour faire déguerpir cet intervenant ? Comme si j'avais besoin de lui. Comme si je pouvais pas m'en sortir toute seule. Et pourtant j'ai fais appel à lui. J'ai remarqué son impatience. Son agacement. Alors que l'autre tentait de me raccompagner. Et il n'hésite pas une seconde. Même si je l'ai frappé. Même si je l'ai engueulé. Sa main qui prend possession de ma hanche. Elle me surprend. M'envoie une inspiration violente dans les poumons, très brève, alors qu'il me colle à lui. J'me contracte, comme si mon corps choisissait de se mettre sur la défensive. Et mon souffle expiré dans une lenteur contrôlée. Me détendre. J'suis pas en danger. Il va pas me plaquer contre un mur. Ils sont pas tous comme ça. C'est pas tous des enfoirés. J'le laisse renvoyer mon pseudo prétendant. Et il fait ça comme un chef. Quelques secondes, j'me sens bien. J'sais pas, drôle de sensation. Pour une fois, j'me sens protégée. Mais j'laisse pas tomber les barrières qui me barricadent. Le mec disparaît sous les conseils avisés de mon bouclier, aussi vite qu'il est apparu. Et quand il se tourne vers moi, j'm'attends à devoir me justifier. A ce qu'il me souhaite une bonne soirée. A ce qu'il retourne à ses occupations. A tout. Sauf à ce qu'il me propose ça. Sur le coup, j'sais pas quoi répondre. J'le connais pas. Mon regard qui se fige sur lui, une seconde. J'me demande s'il est sérieux ou si c'est juste pour s'foutre de moi ? Mais son air n'est pas celui qui envoie une vanne. Et est-ce que c'est pas un de ces mecs, qui ne pensent qu'à avoir le cul des filles qu'ils croisent ? Est-ce qu'il est pas intervenu dans la baston en mode super héro pour que je finisse dans son lit ? Si j'dis non à celui qui prend congé, pourquoi je dirais oui, à lui ? Ok. Ma bouche prononce ce mot avant même que je n'ai le temps de refuser son offre. Qu'est ce qui m'dit qu'il est différent des autres ? Rien du tout.

On prend le chemin de la sortie. J'ai perdu ma pote entre temps. J'sais même pas si elle a assisté à mes prouesses. Et quelles prouesses. J'regarde mon téléphone, un sms. Amuses toi bien avec ton nouveau copain... Ok. Elle est folle. Elle me rend dingue. J'prends pas la peine de répondre. Parce qu'elle a tout vu. Et elle croit me laisser ma chance. La chance de me retrouver à l'hosto. Que du bonheur. J'continue d'éponger mon visage. Et j'interpelle mon brun. C'est pas une bonne idée, la voiture. En fait, j'sais même pas s'il m'entend. Parce que mes oreilles bourdonnent et que je ne m'entends pas parler. Même si j'ai une bombe lacrymogène dans mon sac, elle me sauvera pas d'un accident de bagnole. Parce qu'on me fera pas croire qu'il n'a pas bu. Moi même j'dois avoir un bon taux d'alcool dans le sang. Et quand j'me retrouve devant la portière, prête à l'ouvrir, j'm'en fous. J'ai mal à la tête. A la main. Exténuée par l'adrénaline estompée. Et j'm'installe côté passager. Avant qu'il ne mette le contact, j'l'interromps dans son mouvement de poignet. T'es pas obligé. Murmure.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Jeu 14 Avr - 23:20


Doing it right Explosion.



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Sloanzel


J’suis comme ça. J’suis jaloux. J’suis possessif. Parce que ça fait partie de mon caractère, à part entière. Même vis-à-vis des filles que je connais même. Même vis-à-vis d’une fille que j’ai rencontré il y a à peine une heure. Puis je voyais bien qu’elle était pas très réceptive à ce mec à la chemise ouverte, cette chaîne en or, faudra que je lui dise, un jour. Que maintenant c’est démodé et que c’est pas avec cette allure qu’il va se retrouver avec une gonzesse dans son lit. Que limite, c’est devenu un tue l’amour. Et puisque je l’ai déjà sauvé une fois, je l’ai fait une deuxième. La sauver de passer à la casserole, de ce type qui allait sûrement être lourd tout au long de la soirée à ne pas vouloir la lâcher en utilisant tous les stratagèmes possible pour la ramener dans son plumard. Et même si c’est une fille qui sait se défendre – elle me l’a prouvé, un peu – je ne sais pas si elle aura autant de poigne face à un mec musclé.

Puis je lui propose de l’amener à l’hosto. Après tout, elle a quand même ce tissu sur le visage, tissu maintenant plein de sang. Et j’me dis qu’elle aurait peut-être besoin d’une aiguille et du fil, même si je veux jouer les super héros ce soir, je ne suis pas formé en soin de premier secours et je vais pas prendre le risque de la défigurer à vie. Elle me regarde, comme si je lui avais lancé une vanne de mauvais goût. J’arque un sourcil en attendant sa réponse, en lui montrant que je suis pas là pour rire, que je suis prêt à quitter la soirée pour l’y amener. Après tout, j’ai rien de mieux à faire, la soirée est en descente totale. Puis elle accepte. J’dis rien, c’est pour son bien. On prend le chemin de la porte, ma main vient se placer sur son dos pour la faire passer devant. Rien de malsain, rien de séducteur, rien. Juste un geste, amicale. J’sais même pas pourquoi j’fais ça en vérité je pourrais très bien la laisser tirer son plan et m’évaporer, aller pioncer dans ma bagnole et me réveiller demain, avec un mauvais souvenir et ma bouche enflée. Le son était fort, ma tête est prête à exploser. Un vent d’air frais qui me fait du bien, avec cette impression que j’étouffais. Elle me signale que c’est peut-être pas une bonne idée la voiture. Rire amusé. Ouais, je ris. Je conduis depuis que j’ai 13 ans, puis c’est pas vraiment un exemple de bonne conduite ce soir, la p’tite. J’attrape mes clés et je me prends une clope au passage, je la fourre entre mes lèvres et fait danser la flamme devant mes yeux. Bouffée toxique, putain ça fait du bien.

Clé dans le contact, sa main qui se pose sur mon poignet pour arrêter mon mouvement. Je pose un regard sur elle, interrogateur. J’suis pas obligé ? « Tu crois que je le ferais si j’avais pas envie ? Tu m’connais pas. » Et c’est vrai, parce qu’on m’impose rien à moi, parce que je vis comme je l’entends, que je fais ce que je veux, quand je veux.

J’ouvre la vitre, un peu, assez pour pouvoir faire passer ma clope pour faire tomber les cendres et y dégager ma fumée. Je la laisse s’échapper alors qu’on arrive face à cet établissement, imposant. Je me gare. « Fais voir ? » Je lui laisse même pas le temps de répondre que je retire doucement le tissu de son visage. Je grimace. « J’espère que tu es assez tolérante à la douleur, à mon avis ils vont devoir te recoudre. » J'en profite pour retirer une mèche de ses cheveux, prise dans le sang séché.



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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Ven 15 Avr - 21:18


Doing it right
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Et là, j'prends un gros risque. Monter dans la voiture d'un inconnu à la sortie d'une boîte de nuit. J'ai l'impression d'être une gamine de quinze ans qui ne respecte pas les règles. C'est pas comme si je n'avais pas déjà pris une leçon, il y a deux ans. C'est pas comme si je n'avais jamais été agressée par un mec, à la limite du viol. Mais son aura, à lui, elle n'est pas grise. Elle n'est pas sombre. J'ignore tout de lui. Il me le rappelle bien dans sa réflexion. Et malgré tout, il me donne envie de lâcher prise. A commencer lorsqu'il m'a contrainte à me calmer. J'aurais pu continuer à jouer les furies. Mais il a su me canaliser. Et même si je reste sur mes gardes, j'ai l'impression d'avoir le droit de lui faire confiance. L'autre, le tissu humide, c'était un prétexte. Abusé d'une fille vulnérable, c'est top. C'est classe. C'est lâche. J'pense pas que lui, ce grand brun, a des intentions mal placées. Il cherche pas à me retourner la tête. Il cherche pas à me séduire. A me corrompre. Mais il me l'a prouvé. Il est bon comédien. Alors... J'sais pas. J'sais plus.

Je l'imite en entrouvrant ma fenêtre aussi. Besoin d'air frais pour anesthésier mes contusions. Phalanges. Main. Visage. Renouveler l'oxygène dans mes poumons. Le trajet est silencieux. Rapide. Il coupe le contact. Je détache ma ceinture. J'ai pas le temps d'ouvrir la portière qu'il capte mon intention. Il veut voir. Et qu'est ce qu'il pourrait y faire ? Il abaisse ma main qui serre mon éponge. Je ne montre aucune résistance. Son visage qui se rapproche du mien et se concentre pour contempler la plaie. Une blessure que je n'ose pas regarder, peur de m'évanouir. Il inspecte. Et son expression n'annonce rien de bon. Qu'il confirme avec ses mots. Mots qui poignardent mon estomac. J'aime pas, l’hôpital. A part mes lèvres légèrement entrouvertes, je bois ses paroles sans pouvoir émettre un son. Il prend soin de remettre une mèche de mes cheveux en place. Temps qui s'arrête. Geste lent, doux. Qui dénoue ma gorge. J'pense que... j'devrais pouvoir supporter. Mes yeux tombent sur sa lèvre que j'ai abîmée. J'regrette. Ma main endolorie arrive jusqu'à son visage, mon pouce effleurant sa lèvre inférieure. Je laisse mon impulsion me guider, allant déposer mes lèvres sur les siennes. A la première seconde, juste mes lèvres. Un contact qui me fait tout oublier, la douleur. La baston. La soirée. A la deuxième seconde, mes lèvres goûtent délicatement sa blessure séchée. A la troisième et dernière seconde, un dernier baiser, avant de rompre le lien. Mon petit regard qui se dépose dans ses prunelles bleutées. Sombres. Me demande pas pourquoi j'ai fait ça. Parce que je ne le sais pas moi même. Putain, j'fais quoi ? J'joue à quoi ? J'cherche quoi ? Faut que j'y aille. Murmure hésitant. Parce que j'ai pas envie. Parce que ça m'angoisse. Et parce que j'ai pas le choix. Regard navré. Et je quitte mon siège. J'l'abandonne. Mais j'me retourne après avoir fait deux ou trois pas. Si t'as rien à faire, la porte est grande ouverte. Demi sourire. Il le prend comme une invitation ou pas. Il a les cartes en main. Et moi je passe l'entrée des urgences. Estomac qui se noue instantanément à l'odeur aseptisée des couloirs. J'attends rien. J'espère rien.

Couloirs déserts. Je me dirige vers l'accueil, alors qu'une infirmière stoppe ma course. Affolée. Certainement en voyant mes vêtements tachés, mon arcade sourcilière qui ruisselle. Mon expression angoissée. Ma main bleutée. Elle m'assaille de questions. J'ai pas le temps d'y répondre qu'elle pointe du doigt derrière moi. J'me retourne. Et je le vois, lui. Non, c'est pas lui. Elle m'écoute pas. C'est pas lui qui m'a fait ça ! Putain, elle m'écoute pas. Et ça s'trouve, elle me prend pour une femme battue qui veut protéger son mec. Et vu sa pommette, sa lèvre, elle pourrait croire que je me suis défendue. Et merde. J'suis démunie.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Ven 15 Avr - 21:50


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J’ai une âme charitable ce soir. La bonne action de la soirée, celle qui pourra me permettre de me sentir un mec bien pendant quelques heures. Me dire que j’ai sauvé cette file, enfin sauvé, que je lui ai permis de ne pas se retrouver la gueule part terre. Encore plus en sang qu’elle ne l’est maintenant. Je lui ai permis de ne pas se faire jeter de ce club, comme une malpropre et je lui ai même peut-être permis de ne pas passer la nuit au cachot. Parce que c’est sûrement ce qui se serait passé si je n’étais pas intervenu. Ce n’est pas mon genre de venir à la rescousse des gens. Et j’sais pas pourquoi, ce soir, je l’ai fait.

Elle me dit qu’elle devrait pouvoir supporter la douleur. «  Ils vont sûrement te donner un cachet. » Je hausse les épaules. Je me suis déjà fait recoudre quelques fois, mais à croire que les cachets, ça marchait pas sûr moi. Puis avec toutes les merdes que je prends, finalement c’était pas étonnant. Sa main se déplace jusque mon visage, son pouce qui effleuré ma lèvre. Douce caresse. Tellement longtemps que je n’ai pas ressentit d’attention que j’ai l’impression de recevoir une décharge électrique. Mais cependant, je ne me recule pas, non. Mes yeux restent posés sur elle alors qu’elle, elle a les yeux posés sur mes lèvres. Et je la trouve belle. Même si elle est pleine de sang. Même si elle a le visage abîmé. Et ses lèvres qui se déposent sur les miennes. Quelques secondes. Pas assez. Trop vite. Cœur qui chavire. C’est quoi qu’elle me fait ? Un sort ? Elle m’ensorcèle. D’un coup. Je reste surpris, la douleur vacille dans mon visage. Mon cerveau part en vrille. Elle se détache. J’ai envie de la manger. Non pas de la baiser, non pas de l’avoir dans mon lit. Juste de l’embrasser, encore et encore. De sentir sa peau. De cette meuf, que je connais que depuis une heure. «  Je demande rien. » Dis-je dans un souffle. Est-ce qu’il devrait toujours y avoir des raisons quand on fait les choses ? Elle me dit qu’elle doit y aller, et je me dis qu’elle met fin à tout ça. A notre rencontre. A cette soirée. Elle sort de la bagnole, fenêtre ouverte. Je la regarde s’éloigner. Je ne la connais pas, je sais pas qui elle est, je saurais pas la joindre. Demain elle sera un souvenir. Mais un souvenir que je ne veux pas oublier. Parce qu’elle me chamboule, d’un coup. Et subtilement, elle m’invite à la suivre. Après quelques pas. Un sourire s’installe sur mes lèvres. La voiture qui avance. Pour trouver une place.

Je débarque dans l’hôpital. Un endroit que je n’ai jamais aimé. Cette odeur de mort qui flotte dans l’air et qui me donne envie de gerber. Je suppose qu’elle est à l’accueil, je suis les panneaux. Et je la vois au loin, je m’arrête pour l’admirer, comme un con. Mais mon visage change, d’un coup, quand je vois cette bombe arriver sur moi. Elle me pointe du doigt, me dit qu’elle va appeler les flics, que c’est honteux, inacceptable. Et j’comprends pas bordel, j’comprends pas ce qui m’arrive. J’envoie un regard à la brune, pour qu’elle m’explique. Putain qu’est-ce qu’elle a été raconté ? Alors je m’emballe, sur cette femme avec son uniforme blanc. J’l’insulte, parce que ça sort facilement. Et elle appelle la sécurité, ça prend des proportions complétement folles. Il ne la laisse pas m’approcher. Il ne me la laisse pas l’approcher. Et je suis isolé, putain j’ai fais quoi ? Les flics qui déboulent. Prise de disposition. Je raconte la soirée, je crache entre mes dents, la mâchoire serrée. Ma lèvre qui enfle, qui me fait un mal de chien. Traité comme de la merde. J’lui dis de vérifier, à ce club, putain j’lui dis à quel point je suis innocent et que je ne pourrais jamais toucher une femme. Une heure passe. Et j’me dis que c’est mort, que je la reverrais sûrement pas, qu’elle est sûrement déjà partie. Il me relâche ses connards, en marmonnant des excuses entre leurs dents.




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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Lun 18 Avr - 8:38


Doing it right
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Le cœur serré, quand je suis descendue de cette voiture, sans même savoir s'il allait me suivre ou non. Mes lèvres qui sont entrées en contact avec les siennes. L'échange d'un courant électrique qui a parcouru l'intégralité de mon corps, faisant louper un battement à mon cœur. Mais ma raison qui m'oblige à rentrer dans cet hôpital, alors que mon corps aimerait en décider autrement. Et j'm'y attendais pas, à ce qu'il se pointe derrière moi. Parce que ça aurait pu être insignifiant pour lui. Même si finalement, ça ne l'était pas pour moi. J'ai pas l'habitude d'embrasser des mecs de passage, sauf quand on me lance un défis. Pas l'habitude d'embrasser de mon plein gré. Alors quand mes yeux se posent sur lui, dans le couloir blanchi, belle surprise, qui aurait pu me faire sourire, si cette infirmière hystérique ne s'était pas emballée comme une furie.

Alors qu'elle lui aboie dessus, une autre déboule de nul part pour me prendre en charge. Il cherche mon regard, incompréhensif. J'aimerais lui dire que je suis désolée, j'ai rien dit. J'ai rien fait. Mais j'peux pas le rejoindre, parce qu'un autre médecin me tire vers l'arrière, me disant que tout ira bien, qu'ils vont bien s'occuper de moi. Qu'ils vont arranger les choses. Mais putain vous comprenez rien ! Je tente de me débattre, mais il me neutralise. Je vois qu'il est emmené par la sécurité. Je panique. J'veux pas qu'on lui fasse du mal. J'veux pas qu'on le mette au trou. J'veux pas qu'on lui fasse quoi que ce soit alors que sans lui, je ne sais pas comment cette soirée aurait terminé pour moi. Soirée qui prend un tournant complètement loufoque. Une belle merde dans laquelle je nous ai fourré. Tellement absurde. Mon épuisement me gagne, il m’emmène dans une salle. Ca y est, je ne le vois plus. J'sais pas c'qu'il devient. J'sais pas s'il sera là, quand ils en auront fini avec moi. On soigne mon arcade avec du fil et une aiguille, après avoir anesthésier localement la zone. J'pense à lui, d'la rigolade. Il va encore dire que j'ai triché. Et je leur ordonne de faire ça bien, histoire qu'on ne voit pas la cicatrice. On me conduit en radiologie, pour ma main. C'est vrai que j'ai tapé fort, à plusieurs reprises. Et ses hématomes qui en sont la preuve. Je suis contrainte d'enlever tous mes vêtements, histoire de déceler d'autres marques de maltraitance, mais ça me fait bien rire. Encore une fois, on ne me croit pas. Et à part la légère rougeur sur mon poignet gauche, lorsque ce gars, dont j'ai goûté les lèvres, m'a emprisonné de toutes ses forces avec ses doigts, y'a rien. Inspection terminée. Des flics me rejoignent pour m'interroger et avoir ma version des faits. C'est juste de la folie. L'infirmière a fait drôlement fort, sur ce coup là. Et ils disparaissent, aussi vite qu'ils sont entrés dans cette pièce.

Je sors de la salle, stéri-strip à l'arcade, bandage à la main, rien de cassé, et j'suis comme une conne. J'sais pas où me diriger. Je regarde autour de moi, les couloirs sont vides. Silencieux. Comme s'il n'y avait jamais eu de brouhaha. Je le cherche du regard. Personne. J'me dis qu'il est parti. Qu'il m'a prise pour une dingue qui l'a accusé de violence conjugale. J'me dis qu'il n'aura plus jamais envie de me revoir, et de toute façon, j'connais même pas son nom. En fait, j'ignore tout de lui. Sauf sa bagnole. Qu'il a des lèvres tendres. Un regard trop bleu dans lequel je me perds. Une poigne de fer. Qu'il a joué le mec jaloux et possessif pour me sortir de cette merde. Putain. Cette boule dans ma gorge qui se forme. Et sa silhouette que je reconnais, de dos. Soupir de soulagement. Inquiétude qui me gagne malgré moi. Et s'il était là pour m'en passer une bonne ? Les nanas de l'accueil qui jettent un œil sur moi, sur lui. Surveillés comme des prisonniers. Ça m'soule qu'on soit jugés. J'arrive derrière lui, attrape sa main au passage et sans m'arrêter, je le tire vers la sortie. Viens. Fuir cet endroit de malheur. Fuir ses regards mal placés. Fuir cette odeur insupportable.

On se retrouve devant sa voiture. Face à lui. Un mètre nous sépare. Mes doigts qui se perdent dans mes cheveux. Contrariée. Si tu savais comme j'suis désolée. Ma voix tremble. J'vais pas pleurer. J'suis juste... en colère contre eux. Ils ont pas voulu m'écouter ! Ils ont cru que... Ahurissant. Je stoppe mon agitation. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Pas de bracelet aux poignets. Pas de flics à l'horizon. J'espère simplement qu'il n'y aura pas de suite après nos dépositions.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Lun 18 Avr - 21:18


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Franchement si je m’y attendais à celle-là. J’ai vraiment l’air d’un gars qui cogne sa gonzesse ? C’est quoi, ma gueule qui leur reviennent pas ? Mes tatouages qui font de trop ? Et j’avais beau donner toutes les justifications possibles – qui était la vérité de plus – que j’avais l’impression que ça rentrait dans une oreille pour ressortir de l’autre. Je me sentais impuissant, et finalement j’ai laissé tomber. Répondant à moitié, les bras croisés sur ma poitrine en attendant que ça passe. En attendant qu’ils sont en train de faire un foin pour rien, perdre leur temps hors qu’il pourrait y avoir vraiment une urgence autre part. Et la première pensée qui m’est venu à l’esprit c’est que je n’allais pas la revoir, c’est certain. On s’est perdu de vue, les chemins ont pris des directions différentes. Si ça tombe, elle est déjà partie. Ou pas. Ma mâchoire se sert quand ils me relâchent et le pire, c’est qu’ils me donnent l’impression d’être déçu. C’est quoi le truc ? A croire qu’ils auraient été tout sourire de savoir que j’ai défoncé une femme, juste pour qu’ils aient un peu d’estime d’eux même. D’avoir mis un méchant en prison. La bonne blague. Et j’avais beau leur dire que cette meuf, je la connais depuis une heure tout au plus. Ils échangeaient quelques petits regards, comme pour dire que c’est ce qu’ils disent tous, ou presque.

Alors je quitte celle salle dans laquelle ils m’avaient emprisonné, comme un chien. Je prends la direction de la sortie, tête basse, alors que ma main passe dans ma nuque. Je suis épuisé et à bout de nerfs, je déteste qu’on m’accuse pour quelque chose que j’ai pas fait. Ça m’a bouffé, vraiment. Frustration. Puis je sens. Une main qui m’attrape. Et ça ne peut qu’être elle. Putain. Et on file vers la sortie, alors que je pourrais sentir des dizaines d’yeux posés sur elle, sur moi, sur nous. Le cœur au bord des lèvres, je me sens beaucoup mieux à l’extérieur, grande bouffée d’air, soulagement de la voir en face de moi. Soulagement de voir que la vie nous réunit, de voir que j’ai pas fait tout ça pour rien, de voir que la soirée va bien se finir finalement. Peut-être. On s’arrête prêt de la bagnole et je pose mes fesses sur le capot, je ne manque pas une seconde pour sortir une clope et la foutre entre mes lèvres, tremblent, d’énervement. Elle m’a l’air aussi contrariée, aussi chamboulée que je l’ai été. « C’pas toi. » Je dis simplement. Parce que je l’avais vu, essayer de se justifier, essayer de dire la vérité. « C’est des cons. » Cendre rouge dans la nuit noire. « Ouais ils ont cru que j’étais un gros connard qui tabassait sa meuf. » Je finis sa phrase. « Ils m’ont accusé de t’avoir mis dans cet état, ils ont fait des tas de suppositions avec des scénarios tout aussi ahurissant les uns que les autres. Ils répétaient toujours la même chose, tournaient en rond. Bref ils n’avaient pas de preuve. Façon, ils n’en auraient pas eu. J’ai la gueule de l’emploi ou quoi ? » Et pas que ce soir, à croire que je les attire. Même en bagnole, je suis le premier arrêté et le premier fouillé. Je regarde son visage, ses blessures et celles soignées. « Comment ça a été toi ? T’as pas trop eu mal ? » Je me lève en me propulsant avec mes mains pour m’avancer et passer doucement mon doigt sur son visage.



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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Mer 20 Avr - 0:22


Doing it right
avec Sloan Field

Après tout, les flics, ils ont fait leur taf. Tellement de femmes meurent sous les coups de leurs conjoints. Qu'ils y accordent de l'importance, c'est bien. Mais c'est cette infirmière, qui a tiré le signal d'alarme. C'est elle qui s'est enflammée en voyant l'état dans lequel je me trouvais. Pas jouasse apparemment. C'est elle qui n'a pas su être à l'écoute de sa patiente. Et même s'il a raison, qu'ils ont joué aux cons, ça m'a fait chier qu'il lui fasse subir un interrogatoire. Sous pression. J'écoute son récit, et je sens l'énervement qui me ronge de l'intérieur. D'autant plus qu'avant qu'on nous sépare de force, je l'ai entendu, hausser la voix, contre elle, contre tout. Son ton qui m'a arraché le cœur. Et puis plus rien. Quand il me pose cette question, s'il a une tête à séjourner derrière les barreaux pour avoir violenté une femme, un sourire fend mon visage. C'est ça, de jouer au super héros. J'le taquine gentiment. Rien de méchant. Rien d’ironique. J'veux juste qu'on se détende. Qu'on rit un peu de cette situation invraisemblable. Tes tatouages aussi. Ils sont chouettes. Mais ça leur donne des préjugés. Et c'est trop con. C'est pour ça que j't'ai frappé, j'savais que t'allais me cogner ! Je fais mine d'être sérieuse, avant d'éclater de rire comme une gamine. Petit clin d’œil à mon coup que je lui ai porté, aveuglée par la colère. J'déconne, c'est évident. Et ça fait du bien de rire. Mon estomac apprécie que je le dénoue un peu.

Et moi ? j'm'apprête à répondre, à lui raconter mes folles aventures avec des gens en blouse blanche, mais il s'approche de moi, prenant en otage mon visage. Douceur. Attention. Quand il fait ça, il chamboule tout. Cœur qui s'accélère. Palpitations incontrôlables. La même sensation que dans la voiture, lorsqu'il avait posé sa main sur moi. Mais j'vais y répondre, à ses interrogations. Même s'il me déroute. Même si je perds mes mots. Et bien... J'ai du me mettre toute nue, pour voir... si j'avais pas d'autres hématomes. Théorie de la femme battue. Preuve qu'ils se trompent tous. Rire intérieur. Ma voix est basse. Comme une berceuse. Parce que ses doigts ont ce pouvoir, celui de me rendre toute chose. Petite anesthésie locale, pour l'arcade. Je souris, parce que j'ai triché. Et mon sourire se perd sous mes dents qui mordillent ma lèvre inférieure. Et... ils ont vérifié que j'avais pas la main cassée. Et les doigts de cette main viennent caresser le poignet qui prend soin de mon visage. J'aimerais tellement enfouir mon visage dans sa paume. Dans son cou. J'ai envie de sentir son odeur, de plus près. Envie de retrouver le goût de ses lèvres. Avis médical qui a appuyé mes dires devant les flics. Et c'est comme ça que je les ai fait disparaitre. Mais ce souvenir, de mes lèvres sur les siennes, est bien encré dans mon esprit. Après tout ça, je sais toujours pas. Pourquoi j'ai fais ça. Mais curieusement, ça me manque. J'ai envie de recommencer. Première fois que j'ai une telle envie. Une telle attirance. Une telle aisance. La première fois que mon cœur bat, quand je fais ça. Mon corps qui se met sur la pointe des pieds, pour atteindre désespérément mon péché mignon. Ma main libre qui s'aventure jusqu'à sa nuque, et le conduit jusqu’à mes lèvres. Contact rétabli. J'entends plus rien. Je ne vois plus rien. Juste mes lèvres à la rencontre des siennes. Mes doigts qui se referment sur sa nuque, doucement, comme une caresse. Mes lèvres qui goûtent. Juste le souffle du vent qui fait danser mes cheveux. Qui m'aide à respirer. J'voudrais que ça ne s'arrête jamais. Et là, j'aimerais qu'elles nous regardent par la fenêtre, ces infirmières. Les rendre jalouses. Qu'elles voient et qu'elles ressentent ce qu'il se passe dans ma poitrine. J'y comprends rien. Mais je savoure. Le cadre, l’hôpital, le parking, n'est pas parfait. Mon visage et le sien amochés, ne sont pas parfaits. La nuit, le vent, le temps, l'heure, les conditions ne sont pas parfaites. Rien à foutre de ces détails à la con. Le monde ne tourne plus. Plus rien ne compte.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Sam 23 Avr - 18:52


Doing it right Explosion.



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Et puis merde. Je ne sais même pas pourquoi je me mets dans cet état, je n’ai strictement rien à me reprocher. C’est peut-être pour ça. Parce que oui, pour une fois, je suis innocent. Pour une fois, j’ai voulu jouer au bon samaritain et comme je vois, je m’en ramasse quand même dans la gueule. Putain de vie. C’est vrai que les tatouages … Mais merde, ce n’est pas parce qu’on est blanc, noir, tatoué, ou non que l’on doit nous coller une étiquette sur le dos. Je souris doucement parce que j’aime l’idée qu’elle prenne cette situation à la légère maintenant, avec le recul. Je me gratte l’arrière de la tête avant d’éclater de rire à mon tour, c’est bien. Elle arrive à me faire redescendre, un peu, j’arrive à me calmer, un peu. Elle arrive à me faire sentir mieux, un peu. Et je sais pas ce que j’aurais fait si je n’avais aps eu la possibilité de la revoir ? Cette attraction entre nous, celle qui me donne l’impression de la connaître depuis des années … J’aurais été capable. Oui, j’aurais été capable de la retrouver, qu’importe comment, mais j’en aurais trouvé le moyen. Et si ça n’avait pas été son cas, est-ce qu’elle se retrouverait devant moi en ce moment ?

Et je m’approche parce que si j’étais sorti de la voiture, c’était bien pour être présent. A ses côtés. Femme en blouse blanche. Fil. Couture. Fermer le chapitre de cette misérable aventure. Mais je n’en avais pas eu l’occasion alors je voulais voir, de mes propres yeux. Voir si le travail était bien fait. « Sérieusement ? » J’ouvre la bouche aussi vite que je la referme. Elle a dû se mettre à poil ? Ils ont poussé le vice aussi loin ? Je suis con, ça fait partie de la procédure mais franchement, je trouve ça tellement délirant. Ils sont partit tellement loin… De faire une taupinière une montagne. Mon doigt continue se tracé sur son visage, quand elle me parle de son arcade, je passe doucement à côté de celle-ci. Mon doigt trace tout son discours, s’arrêtant sur son poignet. « Une soirée à ne pas oublier … » Dans les deux sens. Tellement de choses se sont produites, des choses mauvaises ; et des bonnes. Les bonnes prenant le dessus. Elle. Je la regarde, tellement profondément que j’ai l’impression de loucher et encore plus quand elle se met sur la pointe des pieds, ses lèvres atterrissant sur les miennes. Ce goût qui m’avait manqué, pendant cette longue heure interminable. Foutu. Cœur qui se serre, qui fait mal, qui fait du bien. Qui se serre tellement qu’il fait mal à en faire du bien. Un démon qui m’habite ? Quelque chose que je juge de mal, bien souvent, et pourtant quelque chose qui peut m’apporter du bonheur. Mais merde, est-ce que c’est ce que je veux ? Est-ce que j’y ai droit ? Ma main qui se pose d’abord sur sa mâchoire avant de descendre le long de son cou, prendre place dans sa nuque, ma bouche avide de la sienne. Respiration qui s’accentue, cœur qui palpite, main légèrement pressante, pressante de la sentir contre moi. Corps qui se colle au mien, alors que je pourrais faire une overdose. Overdose de ce baiser qui me transporte, loin, trop loin. Et je la connais pas, je ne connais même pas son prénom et j’en ai rien à foutre, parce que cette fille, après quelques heures- arrive à me faire tourner la tête rien qu’en posant ses yeux sur moi.




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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Mar 26 Avr - 22:07


Doing it right
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A ne pas oublier. Comment je pourrais seulement oublier quoi que ce soit ? J'étais juste la fille, banale, qui sort sa copine pour lui changer les idées. J'étais juste celle qui échange des coups de poing dans une boîte de nuit. J'étais juste celle qu'on accompagne à l’hôpital. Et là, j'sais plus. Celle qui se fait embobiner ou celle qui a envie de se laisser aller, pour une fois ? Et si tout l'avait amené à mes lèvres ? Mon cœur s'emballe. Mon corps se réchauffe. Alors qu'il me dévore. Électricité qui se propage de mon ventre jusqu'à mon échine. Mes lèvres qui dansent. Ma langue qui ondule. Ce goût. Cette caresse. Sa main qui s'approprie un peu plus ma peau après chaque minute. Mes mains, mes bras, parcourent son dos, tout en le ramenant contre moi. Et putain, j'adore cette proximité. J'adore ce parfum, cette odeur qui émane de lui. Qui m'enivre. Qui me renverse. Mes doigts enlacent les siens, jouant avec, et toujours ce baiser incessant. Le baiser le plus long de ma vie. Baiser dont je ne me lasse pas. Jamais. Dont j'ai envie de me souvenir. Que j'ai envie de revivre. Baiser si envoûtant que j'en oublie de sentir la pluie de cinéma qui s’abat sur nous. On n'y réagit pas. Juste l'eau qui ruisselle sur lui, sur moi. Nos vêtements qui s'humidifient trop vite. Collants. Mes lèvres qui, petit à petit, cessent l'embrassade, sans vraiment briser le contact. Pendue à son cou. Un sourire qui s'installe sur mon visage, comme s'il était timide. Parce que je suis encore anesthésiée par lui.

J'peux pas oublier... Chuchotement perdu dans mon souffle. Et là, j'me rends compte de la situation ridicule dans laquelle on se trouve. Deux individus, inconnus, perdus sous la pluie, amochés. Mais irrésistiblement attirés. Liés. Menés à se rencontrer. Peut être. Mes yeux mi clos plongent dans son regard. On va tomber malade. Petit rire. Trop tard, je suis déjà entrain de tomber malade, je crois. Qu'est-ce que tu me fais, garçon ? Douleur dans ma poitrine. Nœud dans mon ventre. La frustration de mettre une fin à cette soirée. Je ne sais même plus s'il est très tard du soir ou très tôt du matin. On rentre ? J'attends pas sa réponse que je saute déjà dans la voiture. Je frissonne. Je ne distingue pas si c'est le froid, la fatigue, ou lui, qui me rend flageolante. Mes cheveux mouillés épousent ma nuque. Et m'obligent à les mettre sur le côté. Installés dans nos sièges respectifs. Duke Street, tu connais ? Je marque une pause. C'est là qu'on va. J'lui laisse le choix de démarrer quand il veut. J'suis pas cette fille qui ramène des mecs à tout va dans son appart. Je ne suis pas celle non plus qui a des aventures d'un soir. Pas celle qu'on saute quand bon lui semble. J'me voyais pas rentrer en taxi non plus. Et j'me vois pas le laisser tout seul. Et j'sais pas, comment j'me vois, dans dix minutes, dans une heure, dans deux jours. J'sais pas où j'vais. Mais j'm'en fous. Mais là, tout de suite, j'm'en vais avec lui.
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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Dim 15 Mai - 13:40


Doing it right Explosion.



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Et parce qu’on est là. Comme des cons. En plein milieu du parking. Lèvres collées, corps serré. Des gens qui ne se connaissent pas. Des gens qui ne savent pas vraiment ce qu’ils font. Des gens dont la soirée échappe des mains, sans vraiment savoir vers quoi on va, ce qu’on veut. Mais ne pas se poser de question parce que c’est ça la vie. Des choses imprévisibles, qui vous surprennent, à vous couper le souffle. Parce que si ce n’était pas le cas, on s’enmerdrait, un peu trop même. Parce que j’ai besoin de ça, que je n’ai pas envie de savoir ce qui va se passer la seconde d’après ; j’ai envie qu’elle me prenne à la gorge, qu’elle me mette des étoiles dans les yeux, qu’elle m’amuse. Et ce baiser qui me rend dingue, qui me chavire, qui me tue. Une impression que mon âme quitte mon corps, que je survole le monde, ce monde. Cœur qui palpite trop dans ma cage thoracique, souffle court, l’impression d’étouffer. Pas mal. Que du bien. Et parce que sans pluie, ça n’aurait pas vraiment été réalité. Il suffit de sortir les violons, les caméras, d’en faire un film, à l’eau de rose, ou tout se finit bien. Eau qui ruisselle le long de ma nuque, s’engouffre en dessous de mon t-shirt, dans mon dos … Frisson. Elle se dégage, sourire qui prends place sur mon visage alors que mon doigt vient doucement dégager cette mèche de cheveux humide qui avait pris place sur sa joue. Trop de faiblesse.

Cassure, brisure. Impossible d’arrêter le temps, impossible de figer le moment. On rentre dans la voiture, parce que la drache fait mal, un peu. Et je me demande ce que je dois faire maintenant. Parce que merde, je suis quand même le mec qui vit dans sa bagnole, j’ai nulle part où l’amener si jamais elle me le demandait … Mais elle me sauve. Je hoche la tête quand elle me demande si je connais ce quartier, bien sûr, je connais toutes les rues de cette ville. Le contact, voiture qui vibre, moteur qui se met en marche. Arrivés dans le quartier, je suis ses indications pour me retrouver face à cet immeuble. Je m’arrête, coupe le moteur, coupe les phares. « Alors, ça s’arrête là… ? » Ou elle m’invite chez elle ? Pour une heure ? Pour la nuit ? Pour plusieurs jours ? Mois ? Et j’me reconnais pas, car d’habitude j’aurais été le mec qui s’impose mais elle me fait perdre mes moyens cette fille, de trop. Parce que je deviens un mec timide, sans ce côté badboy que je mets au placard. Rien.



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MessageSujet: Re: Doing it right | Sloan   Sam 21 Mai - 0:17


Doing it right
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Les gouttes s'écrasent et explosent sur le parebrise de cette voiture. Un silence qui pèse après l'arrêt de ce moteur qui vrombissait, il y a quelques secondes. Je reconnais ma rue. Mon immeuble. Ma porte. Je n'ai qu'à ouvrir cette portière. Je n'ai qu'à actionner ce loquet, avec mes doigts, pour échapper à son odeur. Sa présence. Son emprise. Il me suffit d'un mouvement de poignet pour abandonner cette voiture. Mais mes yeux restent hypnotisés par la pluie qui s’abat autour de nous. Mes fesses qui restent encrées dans ce siège. Juste le bruit sourd des gouttes qui tapotent la carrosserie dans une mélodie. Ma respiration intensifiée. Mes doigts qui caressent la poignée argentée. Sa voix qui brise la glace. Mise au pied du mur. A moi de prendre cette décision ? La décision de continuer cette aventure. D'y mettre fin. Putain. J'voudrais pas à avoir à décider. J'voudrais pas imaginer la suite. J'voudrais pas être celle qui choisit le tournant de tout ça. Alors, j'ai quelques secondes pour me prononcer. Juste ces infimes secondes pour lui répondre. Mais ma voix se fait muette. Impossible de dire oui. Ou non. Déconnexion. Ma raison qui entre en mode veille. Et mon envie qui prend la décision.

Je lui jette un regard. Le regard déterminé. Le regard qui sait. Le regard qui ne se perd pas et qui donne confiance. Plus d'hésitation. Je sors de la voiture, enjambant vivement le chassie. La portière qui claque derrière moi. La fraicheur de l'eau qui pleure me raidit à l'instant même où elle entre en contact avec ma peau. Mais ne ralentit pas ma course. Et j'y vais, sûrement, ouvrir sa portière. Mon regard qui l'invite à me suivre. Non, ça ne peut pas s'arrêter là. Et j'suis presque sûre qu'il est aussi soulagé que moi, qu'on ne s'abandonne pas. J'le laisse fermer sa bagnole. Ma main qui saisit la sienne. Tout en silence. J'suis incapable de parler. J'ai pas besoin, en réalité. Et ça fait du bien, d'être comprise sans ouvrir la bouche. Et j'le conduis jusqu'au seuil de mon appartement. Des escaliers qui me semblent interminables. Et je l'imagine, derrière moi. Et j'ai cette irrésistible envie de me retourner, de le plaquer contre le mur, de l'embrasser comme jamais. Cette irrésistible envie de le sentir encore une fois, contre moi. Mais je reste sage. Élève modèle. Je ne sais plus qui je suis. Ce que je veux. Lui, ou pas. Je laisse tomber sa main, et prends soin de glisser ma clef dans la serrure. J'expire fortement. J'sais pas si c'est de l'angoisse, de la satisfaction, de l'adrénaline. J'parle toujours pas. On entre.

J'y pense pas, à lui proposer à boire. J'y pense pas, à lui dire de s'installer. J'pense à rien. Juste à aller nous chercher des serviettes dans la salle de bain. Au passage, j'allume deux lampes, l'une échouée sur mon meuble tv et l'autre perchée sur une étagère. Ambiance légèrement tamisée. Camouflage du désordre. Et surtout le fait que j'ai horreur de ça, la lumière en pleine tronche, surtout à cette heure là. Une heure que j'ignore et que je ne souhaite pas connaître. Ce serait accorder de l'importance à ce temps qui défile fatalement. J'installe ma serviette autour de mon cou. Et celle que j'ai prévu pour lui, j'lui donne pas. Juste cet air taquin qui s'installe sur mon visage, sourire en coin. Je l'oblige à reculer, afin qu'il prenne place sur le canapé. Je m'assois sur ses genoux, à califourchon, lui faisant face. Je souris, mordillant ma lèvre inférieure au passage. Joueuse, je passe la serviette sur ses épaules, et je prends soin de lui essuyer le visage, délicatement. La passe dans ses cheveux, soigneusement. Éponge son cou, descendant sur quelques centimètres le long de sa ligne de dos. Et je la laisse stagner sur ses épaules, alors que mes mains glissent sur ses avant bras. J'ai l'impression d'avoir mon visage bien trop proche du sien. Mes yeux plongés dans son regard profond. Ma voix qui retrouve son chemin dans un murmure. Tu veux.. dormir ? Et merde, j'le connais pas. Ni ses goûts, ni sa vie, ni son âge, ni ses hobbies, ni ses peurs, ni... son nom. Mais pourquoi, cette sensation que tout est normal. Cette impression de ne pas avoir besoin de savoir tout ça. J'veux juste suivre son envie. Dormir. Rentrer. Fuir. Ou rester.
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